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Cinéma Premier jour du Festival Mauvais Genre à Tours !

Publié par Lionel, le 20 avril 2014

Mauvais_Genre_2014

Salut c’est Arnaud. Depuis 3 jours, dans ma bonne ville de Tours, se tient la 8 ème édition du  festival de cinéma « Mauvais Genre », animée avec passion et érudition par son fondateur, le journaliste cinéma Gary Constant, et dont le président d’honneur cette année, est le célèbre acteur « hot » en couleurs, plus connu de fesses que de face par ses nombreus(e)s fans : À savoir le fameux « HPG » ( dit Hervé pour les intimes ), qui à l’image de sa dynamique réputation de marteau piqueur pelvien n’a pas tardé à pénétrer puissamment l’esprit du public, par ses saillies humoristiques et potaches fort appréciées, lors de le cérémonie d’ouverture officielle.

« Mauvais Genre », c’est quoi ? Comme son nom l’indique subtilement, « mauvais » est un pied de nez espiègle aux détracteurs du cinéma dit de genre « horreur, fantastique, science-fiction, héroic-fantasy, underground, expérimental », etc
C’est un copieux repas au menu riche et très varié, passant par tous les types de saveurs qui titillent les palais des cinéphiles, que l’on soit gourmet ou simplement gourmand, il y a de quoi calmer les plus voraces fringales filmiques

Mercredi 16 avril je ne suis donc rendu avant l’ouverture du festival au café « le Leffe » de la gare de Tours où l’ambiance de vacances était de mise, nous étions confortablement installés dans des transats, mais c’est pourtant légèrement angoissé que je me demande si la toile du mien va supporter mon « imposante » personnalité , et c’est rassurée par ma charmante voisine, que mes fesses et moi décidons de nous abandonner dans le moelleux du tissu et la programmation.

A la carte, nous avions 8 courts-métrages d’animation :

THE T ROOM (Animation en 3D) : Petit cartoon tout à fait sympathique se déroulant en Egypte, avec trois protagonistes. L’un court comme un damné dans le désert pour capturer un très fuyant cloporte, l’autre, explorateur au visage peu avenant et émacié, se livre à une joute burlesque, à l’intérieur d’un tombeau royal face à un troisième , qui n’est autre qu’un sarcophage de pharaon aimant jouer, et servir le thé à satiété

MAJUS MAXIMUS (Animation en 3D) : En toute subjectivité, c’est mon préféré. On y voit une ambiance type arène  Grèce antique, avec des poulets au design très rigolos et particulièrement originaux, un très beau graphisme au rendu 3D, une magnifique gestuelle dont le propos en est de faire léviter des statues, qui restent de marbre devant les velléités télékinésies de notre malheureux souverain volatile… C’est absolument délicieux, si vous avez l’occasion de le voir, il ne faut surtout pas l’éviter

THE RENTER (Animation en 2D) : L’atmosphère y est « glauque », oppressante  et exprime parfaitement les craintes et l’ennui d’un jeune enfant, chez ses grand parents, dans une Amérique rurale, et une vieille fermette angoissante. Un petit régal d’ambiance

FERRAL (Animation 2D) : De type, très graphique, pas de cerné de contour, les personnages sont plus suggérés par une utilisation poétique de la lumière, la trame n’est pas sans rappeler « l’enfant sauvage » de François Truffaut. C’est très beau sur le plan formel, et emplie de poésie et de sensibilité, le tout est un bel exercice de stylisation graphique.

ZEEC (Animation 3D) : Ambiance typique de jeu vidéo, du style de ceux où on dégomme tout en vision subjective. Celui que j’ai le moins aimé, déjà parce que n’étant pas joueur moi même, je n’y ai pas trouvé d’écho , et aussi parce que la trame en elle même, hormis une chute « relativement prévisible » ne m’a pas plus emballé que ça…dispensable en ce qui me concerne, mais les gamers apprécieront peut-être

MARCEL (Animation 2D) : j’ai plutôt bien aimé, c’est un joli mélange de montages, de dessins type pastel, avec des références photos, nous contant la lutte de Marcel, le Coq voulant retrouver son harem de poules. La voix off, à l’accent campagnard est une vraie valeur ajoutée, et donne un vraie dimension « terroir » à cette œuvre

CACKLE (Animation 3D) : Alors là, je n’ai pas aimé du tout, déjà parce que j’ai trouvé ça foutraque , maladroitement pensé,  hystériquement mis en scène, désigné de manière peu emphatique, et le tout trop étouffé par une adoration du genre « manga » et de ce code, ici, mal digérés à mes yeux. La trame, est une sorte de combat de poulets ( oui encore, c’est un animal qui semble inspirer les réalisateurs d’animation ^^) se déroulant à la fois en réel et dans une univers fictif et symbolique.

WiNTER JONATA (Animation 2D/3D) : Magnifique de poésie, une ambiance lyrique et très visuelle, les protagonistes principaux en étant une flamme et un joli nuage, le tout rythmé par de la musique classique. Une très jolie histoire, qui m’a bien plu

Fin de la projection et pause repas avant de rejoindre la salle officielle du festival pour la cérémonie d’ouverture…

Lors de l’ouverture officielle, deux films ont été présenté hors compétition. Le premier, un court-métrage de « mise en bouche »,  »circuit » se révèle être une véritable pépite de créativité, un concept excellent, tout simple, mais tellement efficace ! Le pitch, un électricien vient de poser/réparer un intérrupteur près d’une porte, et lorsqu’il l’actionne… Je ne peux vraiment rien en dire de plus, au risque de casser tout l’intérêt et la magie d’une si chouette et ingénieuse idée, drôle, décalée, imaginative, brillante, dingue, surréaliste… une pépite vous-dis-je

Et le second, le film « the two faces of january », un thriller adapté d’une histoire de Patricia Highsmith. Mon résumé sera un gros « mouais… », Sur le ressort classique du trio, femme, amant, mari, on essaye de nous intéresser à une histoire plutôt bien filmée, honnêtement mis en scène ( mais sans inspiration particulière ), dans un esprit qui se veut hitchcockien quand à sa forme mais sans jamais en ’atteindre le brillant du fond,  disons que l’on y pense, mais la comparaison s’arrête là… Pourtant avec de tels ingrédients de départ,  un magnifique décor et une très belle lumière, la Grèce, ses ruelles, ses petites criques, ses habitants pittoresques, ses célèbres ruines, le spectateur voyage agréablement dans ce dépaysement culturel, propice à une solide intrigue . les acteurs sont des plus charismatiques, surtout les deux premiers rôles masculins, incroyables de magnétisme viril, fumant des cigarettes avec une classe absolument folle ( on fume énormément dans ce film, mais vu l’époque, les années 60, c’est plutôt bien vu ), tout semble réunis pour nous faire passer un bon moment…Seulement, on s’ennuie, en tout cas, moi, je me suis ennuyé, prévoyant à l’avance chaque rebondissements, devinant la plupart des scènes à venir, et anticipant un final, qui hélas pour mon plaisir de spectateur ne m’a pas démenti.  On ne sort jamais des sentiers battus de ce type de thrillers, c’est vraiment d’un classicisme affirmé, ce qui ne me dérange jamais, lorsque un scénario est suffisamment habile et inattendu, ce qui n’est pas le cas ici, hormis, le concept de « filiation » en filigrane… bref, pas un mauvais film, c’est agréable visuellement,c’est bien joué, mais tout ça pour ça, et lorsque le mot « fin » apparait, on reste sur la notre…

 

Arnaud Toulon