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Cinéma Quantum of Solace [James Bond]

Publié par Loïc Smars, le 11 mai 2010

de Marc Forster
Avec Daniel Craig, Olga Kurylenko, Mathieu Almaric, …

Bond n’est pas content, Vesper l’a certes oui trahi mais il veut se venger tout de même. Il rencontre une belle brune qui veut se venger de la mort de ses parents et ça l’amène à s’intéresser de prêt à Dominic Greene, justicier vert immoral.
Bond se met tout le monde à dos, mafieux, écolos pas marrants, MI6, ainsi qu’une mystérieuse organisation Quantum qui serait derrière tout ça.
Il doit malgré que personne ne l’aime, déjouer les traitrises, tuer tous les méchants et redorer son blason terni d’espion du MI6 !

De James Bond à James Bad …

Passons le fait d’un Daniel Craig mal à propos pour moults raisons, on pouvait encore comprendre que dans le premier on est pas affaire aux codes du genre. Le Fameux générique retentissait sur la fin, le sang remplissant notre James bien aimé !
Mais pourquoi donc garder pour le deuxième cet esprit de déni du passé ?
Ou est passé le machisme qui berçait notre jeunesse ?
Plus de belles voitures, de femmes sculpturales dans le lit de Jamie, les cocktails à tout va, la présentation cultissime, et horreur Ô désespoir les Gagdgets !
Si la recette James Bond, le macho du MI6 ne fait plus recette, devons-nous encore se forcer à sortir d’autres épisodes de la franchise ?
Mais revenons aussi au film en lui-même .
Je passe mes a priori sur Daniel Craig et le manque total de proportion de son corps et j’en retire quoi ?
Marc Forster prend le pari de changer de style, un point pour lui mais là il aurait pu s’abstenir.
Il surfe sur la vague « Jason Bourne » pour les scènes d’actions, saccadées, rapides, énergiques, presque caméra à l’épaule et a un montage foudroyant.
Malheuresement Forster n’a ni le talent d’un Paul Greengrass ni même d’un Tony Scott.
Ou encore les scènes ridicules comme les loopings en boeing ! Oooooooh Allllleeeeez !
Notons quand même la mention très bien pour Matthieu Almaric (Dominic Green) qui se remplit le porte-feuille tout en signant une prestation de haut vol.

En définitive, beaucoup d’eau – oubliez les belles cylindrées mythiques – de coups de feu – pas de séances sportives au pieu (enfin si courte au début avec un pastiche de la femme en or de Goldfinger ! On a droit à la femme couverte de mazout.) – d’explosions – mais sans gadgets – ,pour un final désertique et un film par ailleurs aussi désertique …

Note ? 4/10 (pour l’action et les efforts pyrotechniques ou les caméras achetées)

Loïc Smars, pour le Bourlingueur du Net.