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Cinéma Sorties cinéma du 11 janvier 2012

Publié par Matthieu Matthys, le 10 janvier 2012

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Belgique


Jane Eyre. Pour son deuxième long métrage, Cary Fukunaga a décidé de reprendre le roman de Charlotte Bronté déjà adapté maintes et maintes fois au cinéma. Le jeune réalisateur s’était fait remarquer pour Sin Nombre, un film hautement récompensé qui nous emmenait dans les gangs d’Amérique Centrale. Ici, le sujet est tout autre, Jane Eyre est une jeune gouvernante à l’enfance difficile qui devient éperdument amoureuse de son « maître », un richissime propriétaire. Une romance qui nous permettra de nous imprégner à nouveau du cadre unique qu’offrait l’Angleterre au XIX ème siècle. Une occasion également de revoir Mia Wasikowska qu’on avait pu apercevoir dans le très décevant Alice au pays des Merveilles.

Note : 8/10

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Shame. Le film de Steve McQueen est une petite surprise. Malgré que le réalisateur anglais soit une sommité outre-manche, il reste assez peu connu chez nous et ses films n’ont jamais vraiment traversé l’English Channel. Ceux-ci étaient en effet très nombrilistes et assez patriotiques même s’ils étaient bien réalisés. Dans ce film, fini les documentaires sur la guerre en Irak ou les conditions de détention des membres de l’IRA. Direction New-York, sa démesure, ses excès et sa solitude. C’est l’histoire de Brandon, un personnage actif et égoïste dont le travail prend la part belle sur toute autre chose. Solitaire, l’homme est néanmoins atteint d’une obsession, le sexe. Toujours en quête d’une nouvelle aventure ou d’une nouvelle expérience, un élément inattendu va bouleverser sa vie, l’installation temporaire de sa sœur dans son appartement. Musique excellente, scènes parfois bouleversantes et parfois dérangeantes, le film est digne d’intérêt. A part cela, il est toujours intéressant de voir Michael Fassbender dans un film dramatique. En deux semaines, c’est le troisième film qui sort avec l’acteur allemand dans un rôle important (Jane Eyre, A Dangerous Method et Shame).

Note : 7,5/10

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Miss Mouche. Qui dit film belge, dit souvent sujet de société. Pas de grand effet ni de budget pharaonique, c’est bien un film qui devra se démarquer par l’originalité de son scénario et la qualité de ses acteurs. Aux commandes, Bernard Halut, le réalisateur de l’émission télévisée Ici Bla-Bla qui enchanta les enfants belges de 1994 à 2010. L’histoire est celle de Nina, une jeune fillette de 13 ans dont les parents sont quelques peu absents. Celle-ci décide un jour de filmer son entourage à l’aide de son gsm. Cette initiative va lui donner un regard différent sur sa vie. Le script est original et la jeune actrice semble être une révélation mais le sujet peut facilement tourner sur lui-même et faire tourner, avec lui, le spectateur autour du pot.

Note : 6/10

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J. Edgar. C’est le film attendu de la semaine mais ce ne sera finalement pas le film à aller voir. Pourtant, tout avait bien commencé. Clint Eastwood à la réalisation et Leonardo Di Caprio dans le rôle principal, ça donne de la gueule à la plus frêle des histoires. Mais même si les deux hommes surfent sur la vague et accumulent les succès, ce film semble souffrir de son sujet. J. Edgar Hoover fût pendant plus de trente ans le directeur du FBI. Homme mystérieux, à la fois aimé et détesté, il était ce que l’on appelle un flic aux méthodes douteuses. Doutes et mystères, c’est ce qu’a tenté de percer Clint Eastwood dans ce biopic mais ses interrogations ne semblent pas trouver de réponses même après plus de deux heures de bobine. Ce film possède un fort accent américain et son intérêt pour l’Europe ne résidait que dans la traque des fameux gangsters de l’époque, une trame que le réalisateur aurait du choisir au lieu de s’attarder sur les orientations sexuelles et les états d’âmes de cet homme.

Note : 5,5/10

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France


Dans la tourmente. Franck travaille dans une usine lorsqu’il découvre que sa direction se prépare à délocaliser celle-ci et, cerise sur le gâteau, elle compte bien détourner la somme de deux millions d’euros. Sachant cela, Franck et un ami à lui décident de voler ce pactole. Servi par un casting d’acteurs connus, ce drame policier ne révolutionnera pas le genre mais permettra en ces temps de crise de donner à la classe moyenne une occasion d’inverser les rôles. Robin des Bois sera français l’espace d’une heure et demi et s’appellera Clovis Cornillac. Dirigé par Christophe Ruggia, qui n’a plus réalisé de film depuis dix ans, le film nous permettra de renouer avec un duo qui avait bien marché dans Le Serpent, celui d’Yvan Attal et Clovis Cornillac. En cette période de morosité sociale, nul doute que ce thriller fera mouche.

Note : 6,5/10

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La Colline aux Coquelicots. Ce film d’animation japonais annonce le retour de Miyazaki, pas Hayao mais bien son fils, Goro. Son père avait réalisé les chefs d’oeuvres de l’animation que sont Princesse Mononoké ou le Voyage de Chihiro. Goro a un passé moins glorieux mais n’a pas à rougir du tableau de chasse de son père. Avec les Contes de Terremer, le néophyte avait signé un premier film qui n’avait pas trop déplu à la critique. La Colline aux coquelicots est tiré d’un manga homonyme de Chizuru Takahashi qui nous plonge dans la vie torturée d’Umi. Cette jeune japonaise vit dans une famille matriarcale et s’entiche d’un jeune homme de son lycée, représentant les élèves dans un conflit étudiant qui prend de l’ampleur depuis quelques temps. L’histoire nous promet une profondeur dramatique bien moindre que fut celle des réalisations de son père. Néanmoins, le manga ravira les plus jeunes et plus précisément les jeunes filles avides d’histoires romanesques et romantiques.

Note : 6,5/10

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10 jours en or. Pour le premier long métrage de Laurent Brossette, on peut dire que la production a été généreuse en donnant au réalisateur la possibilité de travailler avec des acteurs talentueux. En effet, Marie Kremer, Claude Rich, Rufus et surtout Franck Dubosc participent à ce road movie. Marc Bajau, incarné par Franck Dubosc, est commercial. D’aventure en aventure, l’homme est instable et volage jusqu’à l’arrivée dans sa vie d’un enfant noir abandonné par sa mère au domicile du dom juan. Marc décide de partir à la recherche de sa mère et va traverser la France de long en large, rencontrant sur la route des personnages marquants. L’histoire a de quoi nous attirer, nous faire pleurer mais pourtant, on a l’impression de connaître la fin de ce voyage de rédemption d’un clown triste, taillé à la mesure d’un Franck Dubosc pour une fois dans un rôle plus sombre et dramatique. Une belle brochette d’acteur qu’il est toujours agréable de voir évoluer même si la qualité du scénario nous pose quelques interrogations.

Note : 5,5/10

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J. Edgar. C’est le film attendu de la semaine mais ce ne sera finalement pas le film à aller voir. Pourtant, tout avait bien commencé. Clint Eastwood à la réalisation et Leonardo Di Caprio dans le rôle principal, ça donne de la gueule à la plus frêle des histoires. Mais même si les deux hommes surfent sur la vague et accumulent les succès, ce film semble souffrir de son sujet. J. Edgar Hoover fût pendant plus de trente ans le directeur du FBI. Homme mystérieux, à la fois aimé et détesté, il était ce que l’on appelle un flic aux méthodes douteuses. Doutes et mystères, c’est ce qu’a tenté de percer Clint Eastwood dans ce biopic mais ses interrogations ne semblent pas trouver de réponses même après plus de deux heures de bobine. Ce film possède un fort accent américain et son intérêt pour l’Europe ne résidait que dans la traque des fameux gangsters de l’époque, une trame que le réalisateur aurait du choisir au lieu de s’attarder sur les orientations sexuelles et les états d’âmes de cet homme.

Note : 5,5/10

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Intruders. Ces derniers temps, les réalisateurs espagnols se sont lancés dans une course à l’horreur et au fantastique. Après L’orphelinat, le Labyrinthe de Pan et Rec, c’est au tour de Juan Carlos Fresnadillo de nous montrer sa définition du genre avec ce nouveau film. Après avoir réalisé 28 semaines plus tard, qui fût un succès, il nous emmène dans la vie de deux enfants qui font les mêmes cauchemars. Pourtant, ces deux marmots vivent dans des pays différents, l’un en Angleterre et l’autre en Espagne. Ces manifestations oniriques vont vite laisser place à des évènements qui vont mettre en danger ces deux enfants et leurs familles. Si la réalisation est espagnole, le casting ne l’est pas vraiment. L’excellent Clive Owen y joue un rôle important tout comme la hollandaise Carine Van Houten. Comme on peut se douter, le film n’est pas une daube et l’atmosphère doit être bien pesante, mais peut être que le syndrome espagnol du scénario trop léger frappera à nouveau pour cet opus.

Note : 5,5/10

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Parlez-moi de vous. De l’originalité, ce film aurait pu en avoir. Melina, une quarantenaire, exerce son métier d’animatrice radio avec brio chaque nuit à l’instar des libres antennes, sans tabou ni préjugé. Pourtant, celle-ci est tout autre une fois le micro éteint. Femme effacée et vieille fille, elle va tenter de renouer le contact avec sa mère qu’elle n’a jamais connue. Pierre Pinaud, dont le palmarès se limite au court-métrage Les Miettes, se lance ici dans la réalisation d’un long métrage en choisissant l’une des actrices les plus en vue, Karin Viard. Et on a envie de dire : encore heureux ! Et pour cause, la normande semble tenir le film à elle seule tant le scénario semble souffrir d’une incapacité à rebondir. Les critiques sont unanimes, tout se sent à l’avance et on assiste à un faux biopic d’une pauvre femme en mal de vivre. A voir pour la qualité de l’interprétation de Karin Viard qui n’est hélas pas aidée par la réalisation.

Note : 5/10

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The Darkest Hour. Après avoir réalisé le très inaperçu Right at your door, Chris Gorak nous revient avec ce long métrage pour le moins étrange. Dans un Moscou dévasté par une invasion extra-terrestre, une bande de jeunes va tenter de survivre. Un scénario qui sent le réchauffé et pourtant, le talentueux Emile Hirsh fait partie du casting de ce film russo-américain. Les russes, et plus précisément l’influent producteur kazakhe Timur Bekmambetov, ont produit le film et y ont injecté la somme confortable de 40 millions de dollars. Quoiqu’il en soit, les russes et les américains ont trouvé un terrain d’entente pour combattre côte-à-côte, les aliens. Ce film ne restera certainement pas dans les mémoires et il faudra encore beaucoup de pétro-roubles pour éviter à ce genre de production le direct-to-dvd.

Note : 3/10

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Matthieu Matthys