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Cinéma Sorties cinéma du 15 février 2012

Publié par Matthieu Matthys, le 15 février 2012

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BELGIQUE

Zarafa. Le film d’animation est certainement l’un des plus en vogue dans le cinéma actuel. À tel point que les boites de production se sont axées principalement sur le public adulte au dépens des plus jeunes d’entre nous. Zarafa renoue avec cette tranche d’âge mais également avec le dessin et la beauté des décors. Sous un baobab, un vieil homme raconte aux enfants qui l’entourent, une histoire : celle de l’amitié indéfectible entre Maki, un enfant de 10 ans, et Zarafa, une girafe orpheline, cadeau du Pacha d’Egypte au Roi de France Charles X. Hassan, prince du désert, est chargé par le Pacha de conduire Zarafa jusqu’en France mais Maki, bien décidé à tout faire pour contrarier cette mission et ramener la girafe sur sa terre natale, va les suivre au péril de sa vie. Narré tel un conte du folklore africain, ce nouveau dessin animé ne se vante pas d’apporter des éclaircissements sur la situation actuelle de l’Afrique mais en dresse davantage une peinture abstraite et enchanteresque.

Note : 7,5/10

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Chronicle. Ce faux documentaire de Josh Trank est une réussite, un chef d’oeuvre du genre. Une réalisation fidèle à ses pairs tels Cloverfield ou le très récent Devil Inside vous entraine dans la peau des acteurs. Une véracité intelligente donnant un rendu moins catastrophique et moins blockbuster. Trois lycéens découvrent un cratère et obtiennent des super pouvoirs telles que la télékinésie, la possibilité de voler et l’invulnérabilité. Ce qui était un amusement au départ va devenir vite une question de vie ou de mort lorsqu’ils flirtent avec la limite de leur pouvoir, ainsi leurs cotés obscurs font surface. Une production hors normes qui sort des sentiers battus.

Note : 7/10

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Fils unique. Ce film belge nous ouvre une regard par la fenêtre d’une famille un peu bizarre, dont le malaise se situe dans l’hégémonie patriarcale incarnée par l’excellent Patrick Chesnais. Dans un combat d’adulte entre un fils et un père que la vie n’a jamais rapproché, le duo Chesnais – Capelluto fonctionne à merveille. Ce film est quelques fois trop lent mais arrive à nous tenir par l’humour noir qu’il installe au milieu d’une situation des plus dramatiques. Vincent a bientôt tout juste 40 ans, il vit seul avec sa fille Lucie et gagne sa vie en faisant le « taxi man » à défaut d’être photographe. Aujourd’hui, sa mère jubile, on vient enfin de lui trouver « son » cancer. Elle veut que Vincent promette d’héberger son père, juste quelques semaines, le temps de se remettre. Un triptyque à la belge, social et plein de profondeur.

Note : 7/10

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Les Muppets. Plus besoin de les présenter, mis à part pour les plus jeunes, les muppets sont connus de tous. Kermit, Miss Piggy, Gonzo ou Animal, tous se retrouvent dans ce nouveau film familial avec les mêmes repères que trente années plus tôt. Ces marionnettes créées par Jim Henson ont toujours cartonné au cinéma dans les pays anglo-saxons mais ont souvent peiné chez nous. Pour preuve, la reprise du show faite par Cauet fût un bide d’envergure. La seule consolation pour nous est de revoir des Muppets dans une histoire simple comme dans le premier film datant de 1979. Un retour aux sources judicieux. Engagé pour réaliser un film, Gonzo dépense tout le budget dès le premier jour, et doit donc se débrouiller pour terminer le long métrage sans le moindre sou, avec l’aide de ses amis Muppets. Pour les enfants et leurs parents.

Note : 7/10

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Voyage au centre de la terre 2 : l’île mystérieuse. On peut voir cette sortie sous deux sens : si on considère que c’est un film pour enfants, c’est une réussite. Si on considère que c’est une production pour adulte, c’est un peu raté. Nous, on penche plutôt pour la première solution car réunir Josh Hutcherson et Vanessa Hudgens, deux acteurs en vogue chez les plus jeunes, c’est parier sur la forme plutôt que le fond. Brad Peyton (Cats & dogs) a choisi de cibler le jeune public comme l’avait fait Eric Brevig dans le premier opus. On ne doutait donc pas sur une production remplie d’action et d’aventure gentillette. Sean reçoit un signal de détresse codé en provenance d’une île mystérieuse qui ne figure sur aucune carte, une île qui recèle des formes de vie étrange, des montagnes d’or, de volcans meurtriers et bien plus d’un secret stupéfiant. Après avoir tenté en vain de le retenir, le nouveau beau-père de Sean décide de l’accompagner dans sa quête. Le premier volet était divertissant et ce deuxième l’est tout autant.

Note : 6,5/10

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Il était une fois, une fois. Quand Dikkenek était sorti dans les salles belges, c’est une véritable révolution qui s’était enclenchée dans le plat pays. Fini les films tristes, sans entrain, qui nous montraient toute la misère sociale des plus pauvres. La comédie loufoque et nationaliste était née, celle à laquelle allait s’identifier toute une génération. Avec ce film burlesque made in France, Christian Merret Palmair (Les portes de la gloire) renoue avec cette belgitude dont les français se moquent amicalement. Celle de l’accent exagéré, des blagues lourdes et de la frite. Mais voilà, tel un mille-feuilles, ce film semble en rajouter des couches interminablement, ce qui pourrait agacer les réfractaires au second degré. Willy Vanderbrook, brillant Franco-belge devenu citoyen du monde, est sollicité pour un poste de concierge dans un grand palace parisien. Il est accueilli par un ami d’enfance, Serge Luyperts, limonadier désabusé qui héberge son ex-beau frère, Frank Vrut, indépendantiste Wallon gentiment psychopathe. La candidature de Willy – recalé pour délit de belgitude – va le contraindre, lui et ses compatriotes, à une imposture absurde et « royalement » revancharde. Ne cherchez pas dans cette production une quelconque intelligence ou profondeur, cherchez-y plutôt la détente et la drôlerie que peut, à n’importe quel instant, nous procurer l’excellent Jean-Luc Couchard.

Note : 6,5/10

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La dame de fer. Cette biographie sur l’une des plus grande dame de l’histoire contemporaine anglaise n’est pas dénuée d’intérêt mais souffre quelques fois de parti pris. La dame de fer, c’est Margaret Tatcher, une icône du féminisme qui fût une très bonne négociatrice mais ne fût pas toujours adulée, bien au contraire. Même si la réalisation est impeccable, Phyllida Lloyd (Mamma mia !) semble avoir transposé une biographie qui aurait pu être écrite de la main de Margaret Tatcher elle-même. Un manque d’objectivité regrettable. A la fois aimée et rejetée, Margaret Thatcher est une figure emblématique de la scène politique internationale – la première et l’unique femme Premier Ministre du Royaume Uni, et l’une des femmes les plus célèbres et les plus influentes du XXème siècle. Enfermée dans l’inactivité enrageante de la retraite et luttant contre sa mauvaise santé, Margaret est prise d’assaut par ses souvenirs. Un biopic à voir sans se laisser duper.

Note : 6/10

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Ghost Rider : L’esprit de vengeance. Pour situer le personnage, Ghost Rider c’est du Marvel, et qui dit Marvel dit souvent action et irréalisme au programme. Ce long métrage d’action et de fantastique est réalisé cette fois-ci par le duo Neveldine / Taylor qui est spécialisé dans les échecs commerciaux. Mis à part le premier volet de Crank, les autres films du duo ont été des daubes monumentales (Gamer et Jonah Hex). Pourquoi la production a-t-elle été rechercher ces deux olibrius nous direz-vous ? La question reste en suspens car Mark Steven Johnson, réalisateur du premier volet, avait su rapporter de l’argent à défaut de fournir un bon film. Danny, jeune garçon porteur d’une prophétie, suscite la convoitise de Roarke, un homme mystérieux possédant de grands pouvoirs. On fait alors appel à Johnny Blaze pour se lancer à la recherche de l’enfant en lui proposant comme récompense de le libérer de son alter ego, le Ghost Rider. Bref, les scénaristes ont décidé de réécrire l’histoire du Ghost Rider au lieu de lui donner une suite. Un choix peut-être judicieux mais certainement pas fructueux. Seule consolation, une direction technique excellente.

Note : 6/10

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Dos au mur. Avec un casting comprenant Sam Worthington, Jamie Bell et Elizabeth Banks, le film a déjà de quoi nous faire envie. Un thriller s’axant autour d’un homme au bord du vide, ça peut nous intriguer. Mais hélas, et comme souvent, l’idée de fond était excellente mais est, au final, mal exploitée. Ce défaut est d’autant plus grand que le film démarre sur les chapeaux de roue en nous perdant dans les méandres de la communication et la manière dont on peut la modeler. Nick Cassidy était un honnête policier mais il est en prison pour un crime qu’il n’a pas commis. Désespéré, il essaye de s’évader. Quelques heures plus tard, il est debout sur le rebord d’une fenêtre, au-dessus de la ville de New-York. La foule se rassemble, la police boucle la zone et autorise Nick à parler Lydia Anderson, négociatrice, elle est agent de police. Un imbroglio scénaristique qui captive le spectateur sentant l’histoire se démultiplier devant ses yeux. Cependant, la réalisation a choisi de nous donner de la poudre aux yeux, du show à l’hollywoodienne, un manque de caractère qui se sent trop à l’écran.

Note : 6/10

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L’ours montagne. Ce film est un livre ouvert, où lorsque l’on ouvre une page, c’est un relief de papier qui se marie à la poésie du texte. Dans cette animation danoise, le conte irréaliste laisse planer une fraicheur d’originalité dont la nature est le décor. Malgré cette histoire enchanteresque, on s’attriste à visionner les images qui sont trop saccadées et parfois mal travaillées. Jonathan et Sophie passent les grandes vacances chez leur grand-père à la montagne. Alors que Jonathan se dispute avec sa petite sœur, celle-ci franchit la porte du jardin, malgré les avertissements du grand-père : soudain enlevée par un ours gigantesque, elle disparaît dans une immense et mystérieuse forêt. Un récit pour enfant qui évite la miellerie mais plonge dans la facilité technique.

Note : 6/10

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FRANCE

La désintégration. Le film le plus discret de la semaine est peut-être le meilleur. Filmé de manière modeste, cette fiction aux allures de documentaire est une gifle nous renvoyant pleinement dans l’actualité. L’islam et sa place dans la société française est un sujet flou, sujet à débat, tabou. Philippe Faucon a voulu relancer ce débat en établissant un récit de vie avec pour coeur le cadre familial et l’identité d’une génération en proie aux doutes. Avec un scénario bien imaginé, le cinéaste nous emmène au centre de la marginalisation et de la désintégration progressive. Ali, Nasser et Hamza, âgés d’une vingtaine d’années, font la connaissance de Djamel, dix ans de plus qu’eux. Aux yeux d’Ali et ses amis, Djamel apparaît comme un aîné aux propos acérés et au charisme certain. Habile manipulateur, il endoctrine peu à peu les trois garçons, connaissant mieux que quiconque leurs déceptions, leurs failles et leurs révoltes face à une société dans laquelle ils sont nés, mais dont aucun des trois ne pense plus désormais faire partie. Un film à voir, à réfléchir, à digérer.

Note : 8/10

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Voyage au centre de la terre 2 : l’île mystérieuse. On peut voir cette sortie sous deux sens : si on considère que c’est un film pour enfants, c’est une réussite. Si on considère que c’est une production pour adulte, c’est un peu raté. Nous, on penche plutôt pour la première solution car réunir Josh Hutcherson et Vanessa Hudgens, deux acteurs en vogue chez les plus jeunes, c’est parier sur la forme plutôt que le fond. Brad Peyton (Cats & dogs) a choisi de cibler le jeune public comme l’avait fait Eric Brevig dans le premier opus. On ne doutait donc pas sur une production remplie d’action et d’aventure gentillette. Sean reçoit un signal de détresse codé en provenance d’une île mystérieuse qui ne figure sur aucune carte, une île qui recèle des formes de vie étrange, des montagnes d’or, de volcans meurtriers et bien plus d’un secret stupéfiant. Après avoir tenté en vain de le retenir, le nouveau beau-père de Sean décide de l’accompagner dans sa quête. Le premier volet était divertissant et ce deuxième l’est tout autant.

Note : 6,5/10

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Il était une fois, une fois. Quand Dikkenek était sorti dans les salles belges, c’est une véritable révolution qui s’était enclenché dans le plat pays. Fini les films tristes, sans entrain, qui nous montrait toute la misère sociale des plus pauvres. La comédie loufoque et nationaliste était née, celle à laquelle allait s’identifier toute une génération. Avec ce film burlesque made in France, Christian Merret Palmair (Les portes de la gloire) renoue avec cette belgitude dont les français se moquent amicalement. Celle de l’accent exagéré, des blagues lourdes et de la frite. Mais voilà, tel un mille-feuilles, ce film semble en rajouter des couches interminablement, ce qui pourrait agacer les réfractaires au second degré. Willy Vanderbrook, brillant Franco-belge devenu citoyen du monde, est sollicité pour un poste de concierge dans un grand palace parisien. Il est accueilli par un ami d’enfance, Serge Luyperts, limonadier désabusé qui héberge son ex-beau frère, Frank Vrut, indépendantiste Wallon gentiment psychopathe. La candidature de Willy – recalé pour délit de belgitude – va le contraindre, lui et ses compatriotes, à une imposture absurde et « royalement » revancharde. Ne cherchez pas dans cette production une quelconque intelligence ou profondeur, cherchez-y plutôt la détente et la drôlerie que peut, à n’importe quel instant, nous procurer l’excellent Jean-Luc Couchard.

Note : 6,5/10

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La dame de fer. Cette biographie de l’une des plus grande dame de l’histoire contemporaine anglaise n’est pas dénuée d’intérêt mais souffre quelques fois de parti pris. La dame de fer, c’est Margaret Tatcher, une icône du féminisme qui fût une très bonne négociatrice mais ne fût pas toujours adulée, bien au contraire. Même si la réalisation est impeccable, Phyllida Lloyd (mamma mia !) semble avoir transposé une biographie qui aurait pu être écrite de la main de Margaret Tatcher elle-même. Un manque d’objectivité regrettable. A la fois aimée et rejetée, Margaret Thatcher est une figure emblématique de la scène politique internationale – la première et l’unique femme Premier Ministre du Royaume Uni, et l’une des femmes les plus célèbres et les plus influentes du XXème siècle. Enfermée dans l’inactivité enrageante de la retraite et luttant contre sa mauvaise santé, Margaret est prise d’assaut par ses souvenirs. Un biopic à voir sans se laisser duper.

Note : 6/10

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Dos au mur. Avec un casting comprenant Sam Worthington, Jamie Bell et Elizabeth Banks, le film a déjà de quoi nous faire envie. Un thriller s’axant autour d’un homme au bord du vide, ça peut nous intriguer. Mais hélas, et comme souvent, l’idée de fond était excellente mais mal exploitée. Ce défaut est d’autant plus grand que le film démarre sur les chapeaux de roue en nous perdant dans les méandres de la communication et la manière dont on peut la modeler. Nick Cassidy était un honnête policier mais il est en prison pour un crime qu’il n’a pas commis. Désespéré, il essaye de s’évader. Quelques heures plus tard, il est debout sur le rebord d’une fenêtre, au-dessus de la ville de New-York. La foule se rassemble, la police boucle la zone et autorise Nick à parler Lydia Anderson, négociatrice, elle est agent de police. Un imbroglio scénaristique qui captive le spectateur sentant l’histoire se démultiplier devant ses yeux. Cependant, la réalisation a choisi de nous donner de la poudre aux yeux, du show à l’hollywoodienne, un manque de caractère qui se sent trop à l’écran.

Note : 6/10

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Ghost Rider : L’esprit de vengeance. Pour situer le personnage, Ghost Rider c’est du Marvel, et qui dit Marvel dit souvent action et irréalisme au programme. Ce long métrage d’action et de fantastique est réalisé cette fois-ci par le duo Neveldine / Taylor qui est spécialisé dans les échecs commerciaux. Mis à part le premier volet de Crank, les autres films du duo ont été des daubes monumentales (Gamer et Jonah Hex). Pourquoi la production a-t-elle été rechercher ces deux olibrius nous direz-vous ? La question reste en suspens car Mark Steven Johnson, réalisateur du premier volet, avait su rapporter de l’argent à défaut de fournir un bon film. Danny, jeune garçon porteur d’une prophétie, suscite la convoitise de Roarke, un homme mystérieux possédant de grands pouvoirs. On fait alors appel à Johnny Blaze pour se lancer à la recherche de l’enfant en lui proposant comme récompense de le libérer de son alter ego, le Ghost Rider. Bref, les scénaristes ont décidé de réécrire l’histoire du Ghost Rider au lieu de lui donner une suite. Un choix peut-être judicieux mais certainement pas fructueux. Seule consolation, une direction technique excellente.

Note : 6/10

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La vie d’une autre. Depuis que Mathieu Kassovitz «encule» le cinéma français, on est tout de même réticent à dire du mal de ses films. Heureusement, pour la première réalisation de Sylvie Testud, l’homme n’est qu’acteur. Soulagement donc car le film, on l’encensera pas. Et pour cause, le spectateur n’arrive pas à se situer entre le drôle et le tragique. Un manque de repère qui lasse et nous fait vite décrocher. Si le pitch semblait bon, même la manière de filmer ne rattrape pas le texte.  Marie, 40 ans, se réveille en pensant qu’elle en a 25. Elle a oublié 15 ans de sa vie. Elle se réveille au début d’une histoire d’amour qui en fait se termine. Elle se réveille et elle a quatre jours pour reconquérir l’homme de sa vie. Se voulant poétique, l’histoire n’arrive pas à captiver.

Note : 5,5/10

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Matthieu Matthys