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Cinéma Sorties cinéma du 18 janvier 2012

Publié par Matthieu Matthys, le 17 janvier 2012

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Belgique

One life. Pour ce documentaire britannique, direction la vie sauvage et les stratégies de survies des différentes espèces du monde animal. Le génial réalisateur de la BBC Mike Gunton a su nous restituer des images époustouflantes de la nature dans toute sa splendeur. On le sait, la chaine britannique est la référence en matière de reportage animalier suivie de très près par la National Geographic Channel. La beauté à la fois technique et sauvage des êtres que l’on voit évoluer devant nous vaut vraiment le détour. Des images merveilleuses d’une nature sans cesse en mouvement qui raviront les plus grands et les plus petits.

Note : 9/10

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Millenium : les hommes qui n’aiment pas les femmes. Le titre vous dit certainement quelque chose et c’est totalement normal. Le best-seller homonyme de Stieg Larsson a déjà été adapté à l’écran en 2009 par le réalisateur danois Niels Arden Oplev. Si l’adaptation est différente, l’histoire est à peu près similaire. Mikael Blomkvist, journaliste d’investigation, est engagé par un industriel suédois afin d’élucider la mystérieuse disparition de sa nièce. L’enquête va vite le mener dans un imbroglio familial où tous les coups sont permis. Avec David Fincher derrière la caméra et un duo composé de Daniel Craig (qu’on ne présente plus) et Rooney Mara (Social Network), nul doute que la qualité sera au rendez-vous. Cette seconde adaptation est plus rythmée et intelligente que la première en s’éloignant habilement du livre afin d’avoir un rendu cinématographique parfait.

Note : 8,5/10

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L’amour dure trois ans. Frédéric Beigbeder est un homme cultivé, intelligent et bosseur. Pourtant, le talentueux écrivain à qui l’on doit, entre autres, 99 Francs ou Windows on the world, souffre d’une maladie jusqu’ici incurable, le fait de voir ses amours ne durer que trois ans. Dans un livre homonyme datant de 1997, l’écrivain avait annoncé cette misère par sa plume et avait, par la même occasion, pondu une théorie qui allait se diffuser très rapidement dans les discussions conjugales partout en France. Avec ce film, Frédéric Beigbeder nous ressert son roman en version imagée avec, il faut l’avouer, un sens de l’auto-dérision plus qu’appréciable. Les personnages de l’histoire sont incarnés par des acteurs en vue comme Louise Bourgoin ou Jonathan Lambert. Mais un autre artiste de la scène pourrait bien faire parler de lui suite à ce film, Gaspard Proust. L’humoriste suisse semble s’adapter comme un gant au cinéma tant sa prestation est remarquable. Nul doute que ce film français ravira les coeurs tendres et les amateurs d’humour fin.

Note : 7/10

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Americano. Sorti tardivement en Belgique, le nouveau film de Mathieu Demy (La fille du RER) est une réussite émotionnelle. Effondré par la mort de sa mère, Martin se voit obligé de retourner sur les traces de celle-ci restée à Los Angeles. Accablé par ses souvenirs d’enfance, il décide de s’évader vers Tijuana où il rencontre Lola, une jeune mexicaine qu’il connut jadis. L’histoire semble triste et, ne vous rassurez pas, elle l’est. Ce drame français est lourd à digérer tout comme le parcours pénible de son protagoniste. À cheval entre la tristesse et l’incompréhension, ce long métrage se veut intéressant mais parfois trop bouleversant. La surenchère rend parfois la tragédie un peu plaintive et agaçante. Néanmoins, les prestations des acteurs ne sont pas à blâmer.

Note : 6,5/10

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Le Pacte. En mettant en scène Nicolas Cage, Roger Donaldson pensait certainement s’assurer une certaine audience. Mais si Nicolas Cage est connu pour ses succès, le cinéphile connait également sa propension à jouer dans des films de seconde zone. Sans laisser planer le suspense, on peut dire tout de suite que ce nouveau film n’est ni un navet, ni un chef d’oeuvre. L’histoire est celle de Nick Gerard dont la femme est sauvagement agressée. L’homme est abattu lorsqu’un énigmatique inconnu se présente à lui afin de l’aider à se venger de cet acte gratuit. L’homme accepte et s’embarque dans une aventure qu’il ne contrôlera plus. Le réalisateur met en scène cette vendetta après avoir été congratulé de tous cotés suite à son dernier film Braquage à l’anglaise. Ce thriller n’est pas mauvais mais semble être un patchwork un peu confus de divers films traitant du même sujet. De plus, la présence de Guy Pearce n’arrive pas à démarquer cette production.

Note : 6/10

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Sleeping Beauty. Présenté au festival de Cannes 2011, le film s’adresse davantage aux cinéphiles qu’aux spectateurs désireux de passer un moment divertissant. Dans cette production australienne, Lucy, une jeune étudiante, se voit proposer un boulot lui permettant de gagner sa vie. En compagnie d’autres filles dénudées, elle doit assouvir tous les fantasmes érotiques d’hommes fortunés. Si le script pourrait faire saliver la gent masculine à l’idée de voir Emily Browning dans le plus simple appareil, c’est pourtant un sentiment de lourdeur qui se dégage du film. En effet, Julia Leigh fait évoluer une série de personnages tous plus mystérieux les uns que les autres. Ce mystère constant et l’absence de rythme installent une atmosphère pesante tout au long du long métrage. Maintenant, les acteurs sont bons et les prouesses dramaturgiques de ceux-ci valent certainement le déplacement.

Note : 6/10

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Ma première fois. Marie-Castille Mention-Schaar s’essaie pour la première fois à la réalisation après s’être attelée au rôle de productrice. Pour cette première émulsion, on ne peut pas dire que la femme ait évité le cliché. L’histoire est celle de Sarah, une jeune fille de bonne famille, première de classe et droite dans sa vie. Alors qu’elle poursuit une scolarité sans faille, elle va faire la connaissance d’un petit nouveau, Zachary. Volage et désinvolte, le jeune homme est tout l’opposé de Sarah. Pourtant, leurs destins semblent inévitablement se croiser. Stéréotypes, déjà-vus et histoire mielleuse, voici les ingrédients un peu indigestes de ce film. Même si la réalisation technique semble être à la hauteur, le scénario souffre d’un manque d’originalité criant. Cette histoire faussement romantique d’un amour au départ impossible ravira certainement les jeunes filles en mal d’amour mais aura du mal à trouver son public auprès d’une assemblée plus alerte.

Note : 5/10

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France

Millenium : les hommes qui n’aiment pas les femmes. Le titre vous dit certainement quelque chose et c’est totalement normal. Le best-seller homonyme de Stieg Larsson a déjà été adapté à l’écran en 2009 par le réalisateur danois Niels Arden Oplev. Si l’adaptation est différente, l’histoire est à peu près similaire. Mikael Blomkvist, journaliste d’investigation, est engagé par un industriel suédois afin d’élucider la mystérieuse disparition de sa nièce. L’enquête va vite le mener dans un imbroglio familial où tous les coups sont permis. Avec David Fincher derrière la caméra et un duo composé de Daniel Craig (qu’on ne présente plus) et Rooney Mara (Social Network), nul doute que la qualité sera au rendez-vous. Cette seconde adaptation est plus rythmée et intelligente que la première en s’éloignant habilement du livre afin d’avoir un rendu cinématographique parfait.

Note : 8,5/10

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L’amour dure trois ans. Frédéric Beigbeder est un homme cultivé, intelligent et bosseur. Pourtant, le talentueux écrivain à qui l’on doit, entre autres, 99 Francs ou Windows on the world, souffre d’une maladie jusqu’ici incurable, le fait de voir ses amours ne durer que trois ans. Dans un livre homonyme datant de 1997, l’écrivain avait annoncé cette misère par sa plume et avait, par la même occasion, pondu une théorie qui allait se diffuser très rapidement dans les discussions conjugales partout en France. Avec ce film, Frédéric Beigbeder nous ressert son roman en version imagée avec, il faut l’avouer, un sens de l’auto-dérision plus qu’appréciable. Les personnages de l’histoire sont incarnés par des acteurs en vue comme Louise Bourgoin ou Jonathan Lambert. Mais un autre artiste de la scène pourrait bien faire parler de lui suite à ce film, Gaspard Proust. L’humoriste suisse semble s’adapter comme un gant au cinéma tant sa prestation est remarquable. Nul doute que ce film français ravira les coeurs tendres et les amateurs d’humour fin.

Note : 7/10

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Trust. Cette sortie a de quoi nous faire hésiter. En lisant le synopsis, peu de doute sur le côté dramatique du film. Une jeune fille nommée Annie rencontre un nouvel ami sur le net. Entre chats et échanges de photos, tout se passe pour le mieux entre les deux jeunes compères et des liens sentimentaux naissent chez l’adolescente. Mais celui qu’elle croit être est en fait tout autre. Ce pitch nous promet un drame familial de grande ampleur et nous pousse à se sentir concerné par le problème des nouvelles technologies de la communication. Avec David Schwimmer aux manettes, on aurait pu penser à une boutade mais ce film ne l’est pourtant pas. Volontairement stressante par son réalisme, cette nouvelle production peine cependant à laisser planer le doute. Tout y est attendu malgré une histoire de fond en phase avec le monde d’aujourd’hui.

Note : 6,5/10

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Ici-bas. Ce drame historique est intelligent. Dirigé par le talentueux Jean-Pierre Denis, ce film est digne d’intérêt pour la qualité de la réalisation mais aussi pour la richesse des dialogues. Cependant, on déplore que le côté très pesant du scénario ne soit pas contrecarré par des éléments ou des scènes plus légères. On ne relativise pas la situation et les personnages nous étouffent parfois dans notre siège. De plus, le sujet a déjà été maintes et maintes fois traité et l’histoire ne s’attarde que sur une tranche de vie au final peu intéressante sortie de son contexte. Le film est bon, les acteurs excellents mais on veut du nouveau et de l’originalité, ce que ce long métrage ne possède pas.

Note : 5,5/10

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Ma première fois. Marie-Castille Mention-Schaar s’essaie pour la première fois à la réalisation après s’être attelée au rôle de productrice. Pour cette première émulsion, on ne peut pas dire que la femme ait évité le cliché. L’histoire est celle de Sarah, une jeune fille de bonne famille, première de classe et droite dans sa vie. Alors qu’elle poursuit une scolarité sans faille, elle va faire la connaissance d’un petit nouveau, Zachary. Volage et désinvolte, le jeune homme est tout l’opposé de Sarah. Pourtant, leurs destins semblent inévitablement se croiser. Stéréotypes, déjà-vus et histoire mielleuse, voici les ingrédients un peu indigestes de ce film. Même si la réalisation technique semble être à la hauteur, le scénario souffre d’un manque d’originalité criant. Cette histoire faussement romantique d’un amour au départ impossible ravira certainement les jeunes filles en mal d’amour mais aura du mal à trouver son public auprès d’une assemblée plus alerte.

Note : 5/10

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Et si on vivait tous ensemble ? C’est le film de la semaine qui n’aurait pas du sortir. Premièrement, le réalisateur Stéphane Robelin n’est pas connu pour avoir mis en scène des succès. Seul Realmovie lui est attribué, un film qui n’a pas fait grand bruit même s’il n’était pas totalement mauvais. Deuxièmement, le casting nous laisse perplexe. Guy Bedos et Daniel Brühl nous laisse dans un grand questionnement. Le premier alterne les rôles moyens et le second ne nous a laissé qu’une bonne impression dans Inglorious Basterds. Troisièmement, et le plus important, l’histoire ne nous parait pas être en mesure de satisfaire les spectateurs curieux. Une bande de retraités décident de vivre en communauté tel un groupe de jeunes marginaux. L’histoire s’arrête hélas à ce constat et n’évolue que peu vers une fin rhumatismale. Une comédie trop gentille et, dès lors, trop molle.

Note : 4/10

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Matthieu Matthys