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Cinéma Sorties cinéma du 25 janvier 2012

Publié par Matthieu Matthys, le 25 janvier 2012

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Belgique

Une vie meilleure. Grosse entrée française de la semaine, ce long métrage avec les grands acteurs que sont Guillaume Canet et Leila Bekhti a de quoi nous ravir. Deux amoureux se lancent dans un projet commun, un restaurant. Après plusieurs désillusions, Nadia se voit contrainte d’abandonner son fils et Yann pour trouver un emploi à l’étranger. Un scénario pour le moins original qui nous balance entre tristesse et colère. Les deux rôles principaux sont incarnés magistralement par deux acteurs de qualité ce qui donne à ce nouveau film de Cédric Kahn une force artistique unique. Sur fond de drame social, le réalisateur a su trouver la justesse nécessaire pour ne pas nous laisser entrer dans une production aussi larmoyante qu’énervante. Seuls quelques clichés noircissent ce tableau intelligent.

Note : 7,5/10

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Malveillance. Encore un film d’horreur espagnol. Mais cette fois-ci, pas de dérive fantastique ou de création monstrueuse, c’est plutôt un thriller haletant auquel nous avons à faire. César est gardien d’un immeuble dans lequel tout le monde le connait comme étant un être serviable, disponible et efficace. Pourtant, la nuit venue, il s’emploie à essayer de détruire le bonheur des habitants. Mais l’un d’entre eux va particulièrement attirer son attention, la jeune Clara. Cette dernière est incarnée par Marta Etura, une jeune comédienne espagnole dont la beauté et le professionnalisme en font l’actrice la plus en vogue du cinéma ibérique. Le film est intelligent et possède de nombreux atouts capables de tenir en haleine le spectateur. D’une richesse scénaristique renvoyant aux classiques du thriller, ce long métrage est bien construit de bout en bout. La perversité de son personnage central et l’ambiance claustrophobique ravissent.

Note : 7,5/10

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Margin Call. Réunir Kevin Spacey, Paul Bettany, Jeremy Irons, Demi Moore et Simon Baker avec un budget dérisoire est déjà une prouesse. Y ajouter une histoire largement inspirée de la crise financière actuelle sans lasser le spectateur moyen, c’est un miracle. Et oui, ce film a beaucoup d’atouts pour attirer un public amateur de thriller réaliste. Il ne s’agit nullement d’un remake de Wall Street d’Oliver Stone, mais bien d’un suspense plus haletant et intéressant que celui de son prédécesseur. Dans cet opus, un jeune analyste nommé Peter Sullivan découvre que sa banque risque une grosse chute suite à de mauvais investissements. Les décisions doivent tomber les unes après les autres afin que la situation se redresse en moins de 24 heures. Un temps limité qui est propice aux querelles internes. Bien entendu, inutile de se rendre dans les salles obscures si on ne se soucie guère du monde de la finance car toute l’ossature du script est construit autour d’intrigues financières parfois complexes. Le film ne passera pas inaperçu et de nombreux festivals l’ont déjà nommé comme candidat.

Note : 7,5/10

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Au cul du loup. Le film franco-belge de la semaine. Pierre Duculot nous envoûte grâce à l’une de ses destinations de coeur, la Corse. Christina, incarnée par Christelle Cornil, vit dans la région de Charleroi. Au décès de sa grand mère, elle hérite d’une maison en Corse, une contrée dont elle tombe amoureuse. C’est avec un culot monstrueux qu’elle va décider de changer de vie et de casser la monotonie de celle-ci en quittant tout ce qu’elle possède pour aller vivre dans cette vieille baraque. Ce long métrage est époustouflant de tendresse et d’humanité. Quiconque n’a jamais eu l’envie de tout quitter et de changer de parcours ? Un récit de vie romanesque qui a cependant un fort accent belge en mettant en avant le côté social plutôt que le côté aventure de l’histoire. À découvrir et à apprécier à sa juste valeur.

Note : 7/10

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Or noir. Bienvenue dans les mille et une nuits. Ses amours impossibles et son désert qui a inspiré tant de réalisateurs avides d’images sensationnelles et de paysages infinis. Dans une production de plus de deux heures, Jean-Jacques Annaud a mis en scène Antonio Banderas et Mark Strong dans une histoire qui voit naitre un combat entre deux émirs rivaux et l’arrivée d’un jeune prince dans un contexte de course au profit liée à la découverte de gisements pétrolifères. Etant donné que le réalisateur français n’est pas un amateur, on peut se douter que le film devra être à la hauteur des attentes, ne fût-ce qu’au niveau technique. Maintenant, le scénario est loin du «Nom de la rose» ou de «L’ours». En outre, on regrettera peut-être la dérive hollywoodienne de cet opus qui nous offre, avant tout, un remake des meilleurs ouvrages d’aventures en épiçant inutilement le récit d’une histoire d’amour agaçante.

Note : 6/10

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La femme du Vème. Kristin Scott-Thomas et Ethan Hawke à l’affiche donne l’envie de se jeter les yeux fermés dans son cinéma préféré. L’histoire vous emmène à Paris où un écrivain américain a décidé de tenter sa chance afin de renouer le contact avec sa fille. Mais la misère va prendre le pas sur le succès et l’homme est contraint de prendre un job de gardien de nuit pour subsister. Arrive alors une femme pour qui il voue rapidement une passion. Mais cette passion semble lui faire perdre le contrôle de sa vie. Assez frétillant comme thriller. Et pourtant, ce film franco-polonais manque cruellement d’entrain pour qu’on s’y attarde. Le réalisateur polonais a certainement voulu faire un hommage au cinéaste Roman Polanski mais il n’arrive pas à recréer l’ambiance unique des films de son idole. Seule une menace imperceptible plane autour du protagoniste de ce long métrage. Cependant, le réalisateur n’est pas le seul à être blamé, Douglas Kennedy qui a écrit le roman n’en a pas fait son chef d’oeuvre non plus.

Note : 5,5/10

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A good old fashioned orgy. Voici le retour de la comédie graveleuse US. Les deux réalisateurs de cet opus proviennent du monde de la série télévisée et semblent avoir voulu recréer un patchwork de films existants comme cela se fait souvent dans les soap. Dans cette histoire, un trentenaire organise chaque année des vacances thématiques en compagnie d’amis dans la maison familiale. La famille décidant de vendre la demeure estivale, l’homme décide de faire une dernière virée avec pour thème l’orgie. D’une nullité sans égale, le film ne possède pas le niveau des films dont il s’inspire grandement. Avec un trio d’acteurs ressemblant à s’y méprendre (voir l’affiche) à celui de la production de Todd Phillips Very Bad Trip, et une histoire fort similaire à celle du film Les Copains d’abord, nul doute que le plagiat plane comme une épée de Damoclès sur la tête de ce navet. Laissons leur tout de même le bénéfice du doute, selon la production, l’histoire était déjà écrite depuis près de quinze ans et Todd Phillips était d’abord pressenti pour lui donner vie. Lequel a donc plagié l’autre ? À vérifier.

Note : 4/10

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Les papas du dimanche. Ce film signé Louis Becker nous est vendu comme une comédie gentille et douce. Pourtant, sous fond de divorce et de ballotage des enfants dans des familles explosées, l’histoire a de quoi nous donner la larme à l’oeil. Antoine est trompé par sa femme et décide de quitter le noyau familial. Il s’installe chez son ami Léo mais ses enfants lui manquent. Après avoir obtenu leur garde un dimanche sur deux, il doit apprendre à vivre une nouvelle vie et construire d’autres repères pour ses marmots. Si vous ne vous êtes pas encore flingué à la lecture du pitch, sachez que Sophie Hunger nous chante dans ce film son morceau Le vent nous portera, de quoi vous donner l’envie d’ingurgiter cinq Xanax devant ce film frêlement réalisé.

Note : 3/10

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France

Sherlock Holmes 2 : Jeu d’ombres. Pour ce second opus, Guy Ritchie nous a resservi le même casting que dans le premier. Un choix judicieux car le succès était au rendez-vous et le duo d’acteur Robert Downey Jr – Jude Law fonctionnait à merveille. Pour cette suite, l’histoire est riche en rebondissements et est bien mieux travaillée que précédemment. C’est une chose rare dans le cinéma actuel de voir un deuxième volet être au moins aussi bien que le premier. Côté histoire, le scénariste renoue encore plus avec l’univers du détective le plus connu de la planète. On y rencontre son frère mais aussi le célèbre Professeur Moriarty. Au programme, de l’aventure et de l’action dont la technique donne un rendu unique comme le réalisateur anglais avait esquissé les prémices dans Snatch. Sherlock Holmes et Watson doivent combattre Moriarty, aussi intelligent qu’eux. Entre attentats et meurtres mystérieux, un combat d’anticipation s’installe entre ces trois hommes avec pour cadre l’Europe de la fin du XIXeme siècle. Un action movie comme on aime en voir.

Note : 8/10

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The descendants. Sous la houlette d’Alexander Payne, George Clooney revient vers un genre qui lui va si bien, la comédie. Même si cette comédie trouve son origine dans un drame, les épisodes humoristiques foisonnent. Matt King habite Hawaii. Lorsque sa femme est victime d’un accident grave, il doit assumer seul ses deux enfants. Dans ce rôle de père qu’il tient maladroitement, il doit également faire face à un évènement tout aussi bouleversant, sa femme entretenait une relation extraconjugale. Bien évidemment, ce scénario ne reflète pas l’originalité d’un esprit malin mais les dialogues et les questionnements de cet homme perdu sont d’une finesse incroyable. George Clooney est un très grand acteur et il le démontre encore cette fois-ci, en s’éloignant un peu du film politique dont il semblait avoir fait le tour.

Note : 8/10

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Sport de filles. Gracieuse est une cavalière surdouée. Ecoeurée par la vente d’un cheval qui lui était promis, la jeune femme décide de quitter l’élevage où elle travaillait pour se lancer comme simple palefrenière dans un haras voisin. Mais celui-ci est dirigé d’une main de fer par Joséphine de Silène pour laquelle un entraineur de renommée internationale travaille. L’équitation, est-ce vraiment un sport de filles ? La réponse à cette question est pour le moins floue car on sait pertinemment que ce sport est régit par des hommes. Pourtant, au vu de ce long métrage de Patricia Mazuy, on aurait tendance à croire le contraire. En effet, ce sont plutôt les hommes qui servent de faire-valoir dans cette histoire. Loin du machisme habituel de ce sport, la réalisatrice nous livre une peinture un peu morne de l’art équestre. Si le fond de l’histoire nous dérange peu, la trame de celle-ci ne pourra ravir que les adolescentes fanatiques du jeu «Petit Poney» sur Nintendo DS. Tout n’y est cependant pas mauvais. Le film est un peu moraliste, les enjeux financiers y sont montrés du doigt et les prises de vue sont intéressantes.

Note : 6,5/10

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Café de Flore. En un seul mot, étrange. Ce film d’amour parfois bouleversant signe le grand retour de Vanessa Paradis à l’écran depuis son rôle de Juliette dans l’Arnacoeur. Loin d’être une comédie, ce drame français de Jean-Marc Vallée nous entraine dans une longue histoire d’amour entre le Paris des années 60 et le Montréal d’aujourd’hui. L’amour entre un Dj et une jeune parisienne. Cette dernière se laissera diriger par la passion et le désir jusqu’à l’aveuglement. Ce long métrage est un ovni dans le style romantique. Les larmes et la tendresse laissent souvent place au doute et à l’incompréhension. Un film biphasique bien étrange où la conception technique et la construction spatiale ont de quoi perdre le spectateur dans les méandres de l’irrationalité. Un récit mystique à visionner bien reposé.

Note : 6/10

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L’oiseau. Personne n’en a entendu parler et c’est tout à fait normal. C’est dommage car Yves Caumon aurait pu faire avec un casting pareil et une histoire comme celle-ci, un véritable film. Anne n’a pas d’ami, pas d’enfant, pas d’amant. Elle fait semblant de vivre. Un jour, un oiseau entre dans son appartement… Autant vous le signaler, Sandrine Kiberlain y est juste et époustouflante, mais hormis sa prestation, qu’est ce qu’on s’ennuie. Le film n’avance pas et l’histoire s’embourbe dans notre esprit au point de nous faire réfléchir à l’existence du pigeon. Un long métrage qui fût nommé à la dernière Mostra de Venise et on ne sait pas trop pourquoi, peut-être que ça rappelait aux italiens les pigeons de la place Saint-Marc.

Note : 5/10

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Les papas du dimanche. Ce film signé Louis Becker nous est vendu comme une comédie gentille et douce. Pourtant, sous fond de divorce et de ballotage des enfants dans des familles explosées, l’histoire a de quoi nous donner la larme à l’oeil. Antoine est trompé par sa femme et décide de quitter le noyau familial. Il s’installe chez son ami Léo mais ses enfants lui manquent. Après avoir obtenu leur garde un dimanche sur deux, il doit apprendre à vivre une nouvelle vie et construire d’autres repères pour ses marmots. Si vous ne vous êtes pas encore flingué à la lecture du pitch, sachez que Sophie Hunger nous chante dans ce film son morceau Le vent nous portera, de quoi vous donner l’envie d’ingurgiter cinq Xanax devant ce film frêlement réalisé.

Note : 3/10

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Jack et Julie. Je ne sais pas ce que vous vous dites, mais nous, rien que le titre nous a fait fuir. Alors, lorsque l’on sait qu’Adam Sandler y incarne deux rôles par transformisme, on a peur. Chaque année, à Thanksgiving, Jack voit sa soeur débarquer et chambouler la vie du trentenaire. Mais pour cette fois, elle décide de prolonger son séjour d’un mois. Un calvaire… Mais pour qui ? Pour le spectateur ! On a l’habitude que nos amis d’outre-atlantique nous servent un film ridicule tous les mois et celui-ci semble bien faire partie du lot. Pathétique du début à la fin, cette histoire n’est même pas bonne à diffuser sur une chaine de la TNT entre 13 et 14h. Un scénario lamentable et déjà souvent utilisé par Martin Lawrence par exemple.

Note : 3/10

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Matthieu Matthys