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Cinéma Sorties cinéma du 8 février 2012

Publié par Matthieu Matthys, le 8 février 2012

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BELGIQUE

The descendants. Sous la houlette d’Alexander Payne, George Clooney revient vers un genre qui lui va si bien, la comédie. Même si cette comédie trouve son origine dans un drame, les épisodes humoristiques foisonnent. Matt King habite Hawaii. Lorsque sa femme est victime d’un accident grave, il doit assumer seul ses deux enfants. Dans ce rôle de père qu’il tient maladroitement, il doit également faire face à un évènement tout aussi bouleversant, sa femme entretenait une relation extraconjugale. Bien évidemment, ce scénario ne reflète pas l’originalité d’un esprit malin mais les dialogues et les questionnements de cet homme perdu sont d’une finesse incroyable. George Clooney est un très grand acteur et il le démontre encore cette fois-ci, en s’éloignant un peu du film politique dont il semblait avoir fait le tour.

Note : 8/10

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Circumstance. Présenté au festival de Sundance en 2011, ce film américain signé Maryam Keshavarz avait remporté le prix du public pour la qualité de retranscription d’un sujet souvent tabou, l’homosexualité en Iran. Ce long métrage très bien réalisé, nous plonge au coeur d’un problème délaissé par la communauté internationale, celui de la liberté d’expression et d’action en Iran. Cette république islamique, dirigée d’une main de fer par l’ayotollah Khamenei et le non moins cruel Mahmoud Ahmadinejad, est l’un des pays les plus totalitaire au monde. Se servant du prétexte religieux pour assassiner son propre peuple et l’asservir au bon vouloir de l’idéologie d’une minorité dominante, le gouvernement a instauré une police des moeurs devant réprimer par tous les moyens les dérives jugées délictueuses par le régime comme l’homosexualité ou la liberté des femmes. Atafeh et sa meilleure amie Shireen fréquentent les soirées branchées du Téhéran underground. Elles essayent de profiter au mieux de leur jeunesse quand Mehran, le frère et complice d’Atafeh, devient membre de la police des mœurs. Alors qu’il désapprouve sévèrement leur besoin de liberté, Mehran tombe amoureux de Shireen. Ses sentiments vont vite tourner à l’obsession et mettre à l’épreuve l’amitié des jeunes filles. Un film à voir assurément.

Note : 8/10

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La taupe. Un film d’espionnage comme on aime en voir. Loin des films d’action se revendiquant l’appartenance à ce genre de film, la nouvelle réalisation de Tomas Alfredson tient une intrigue pesante et le poids du doute à bout de bras. Ce long métrage est tiré du roman de John le Carré sorti en 1974 et déjà adapté au cinéma depuis. George Smiley est l’un des meilleurs agents du « Cirque », quartier général des services secrets britanniques. Alors qu’il vient à peine de prendre sa retraite, le cabinet du Premier Ministre fait de nouveau appel à lui. Le centre de Moscou, leur ennemi juré, aurait un agent double, infiltré au sein du Cirque. Smiley est chargé de démasquer la taupe parmi ses anciens collègues.  Cette histoire d’espion est riche mais la lenteur pourrait repousser les sceptiques. Enfin, il est toujours agréable de revoir Gary Oldman dans un film qui en vaut la peine.

Note : 7,5/10

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The devil inside. Autant le dire tout de suite, on en a assez marre de voir des films traitant de l’exorcisme. De l’exorciste en 1973 au Rite l’année dernière, les cinéastes s’en sont donné à coeur joie sur le sujet. Ici, peu d’originalité scénaristique mais pourtant ce film accroche le spectateur comme un aimant, lui faisant croire à cette magie mystique. En effet, William Brent Bell a utilisé une arme redoutable depuis une décennie, la caméra main. Avec un budget dérisoire (1 million de dollars), il a réussi à nous installer en acteur plutôt qu’en spectateur de l’histoire. Un soir de 1989, la police reçoit un appel d’une certaine Maria Rossi qui reconnaît avoir sauvagement assassiné trois personnes. Vingt ans plus tard, sa fille, Isabella cherche à comprendre ce qui s’est vraiment passé cette nuit-là. Elle se rend en Italie, à l’hôpital Centrino pour psychopathes où Maria est enfermée, pour savoir si sa mère est déséquilibrée ou possédée par le diable. Pour soigner la démente, Isabella fait appel à deux jeunes exorcistes qui utilisent des méthodes peu orthodoxes, mêlant la science et la religion. Ils devront alors affronter le Mal absolu qui a pris possession de Maria : quatre démons d’une puissance redoutable. Cette histoire  de démon fait froid dans le dos et il vous faudra être bien assis au fond de votre siège pour éviter de croire que votre voisin de salle est possédé par le malin.

Note : 7,5/10

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Star Wars – Episode 1 : La menace fantôme 3D. Pas besoin d’expliquer grand chose pour cette sortie qui n’a de nouveau dans son titre que le mot «3D». Au programme, on prend la même chose et on ressert la sauce pour faire du pognon avec le merchandising. Avant de devenir un célèbre chevalier Jedi, et bien avant de se révéler l’âme la plus noire de la galaxie, Anakin Skywalker est un jeune esclave sur la planète Tatooine. La Force est déjà puissante en lui et il est un remarquable pilote de Podracer. Le maître Jedi Qui-Gon Jinn le découvre et entrevoit alors son immense potentiel.

Note : 7,5/10

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Jack et Julie. Je ne sais pas ce que vous vous dites, mais nous, rien que le titre nous a fait fuir. Alors, lorsque l’on sait qu’Adam Sandler y incarne deux rôles par transformisme, on a peur. Chaque année, à Thanksgiving, Jack voit sa soeur débarquer et chambouler la vie du trentenaire. Mais pour cette fois, elle décide de prolonger son séjour d’un mois. Un calvaire… Mais pour qui ? Pour le spectateur ! On a l’habitude que nos amis d’outre-atlantique nous servent un film ridicule tous les mois et celui-ci semble bien faire partie du lot. Pathétique du début à la fin, cette histoire n’est même pas bonne à diffuser sur une chaine de la TNT entre 13 et 14h. Un scénario lamentable et déjà souvent utilisé par Martin Lawrence par exemple.

Note : 3/10

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FRANCE

Circumstance (En secret). Présenté au festival de Sundance en 2011, ce film américain signé Maryam Keshavarz avait remporté le prix du public pour la qualité de retranscription d’un sujet souvent tabou, l’homosexualité en Iran. Ce long métrage très bien réalisé, nous plonge au coeur d’un problème délaissé par la communauté internationale, celui de la liberté d’expression et d’action en Iran. Cette république islamique, dirigée d’une main de fer par l’ayotollah Khamenei et le non moins cruel Mahmoud Ahmadinejad, est l’un des pays les plus totalitaire au monde. Se servant du prétexte religieux pour assassiner son propre peuple et l’asservir au bon vouloir de l’idéologie d’une minorité dominante, le gouvernement a instauré une police des moeurs devant réprimer par tous les moyens les dérives jugées délictueuses par le régime comme l’homosexualité ou la liberté des femmes. Atafeh et sa meilleure amie Shireen fréquentent les soirées branchées du Téhéran underground. Elles essayent de profiter au mieux de leur jeunesse quand Mehran, le frère et complice d’Atafeh, devient membre de la police des mœurs. Alors qu’il désapprouve sévèrement leur besoin de liberté, Mehran tombe amoureux de Shireen. Ses sentiments vont vite tourner à l’obsession et mettre à l’épreuve l’amitié des jeunes filles. Un film à voir assurément.

Note : 8/10

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La taupe. Un film d’espionnage comme on aime en voir. Loin des films d’action se revendiquant l’appartenance à ce genre de film, la nouvelle réalisation de Tomas Alfredson tient une intrigue pesante et le poids du doute à bout de bras. Ce long métrage est tiré du roman de John le Carré sorti en 1974 et déjà adapté au cinéma depuis. George Smiley est l’un des meilleurs agents du « Cirque », quartier général des services secrets britanniques. Alors qu’il vient à peine de prendre sa retraite, le cabinet du Premier Ministre fait de nouveau appel à lui. Le centre de Moscou, leur ennemi juré, aurait un agent double, infiltré au sein du Cirque. Smiley est chargé de démasquer la taupe parmi ses anciens collègues.  Cette histoire d’espion est riche mais la lenteur pourrait repousser les sceptiques. Enfin, il est toujours agréable de revoir Gary Oldman dans un film qui en vaut la peine.

Note : 7,5/10

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Zarafa. Le film d’animation est certainement l’un des plus en vogue dans le cinéma actuel. À tel point que les boites de production se sont axées principalement sur le public adulte au dépens des plus jeunes d’entre nous. Zarafa renoue avec cette tranche d’âge mais également avec le dessin et la beauté des décors. Sous un baobab, un vieil homme raconte aux enfants qui l’entourent, une histoire : celle de l’amitié indéfectible entre Maki, un enfant de 10 ans, et Zarafa, une girafe orpheline, cadeau du Pacha d’Egypte au Roi de France Charles X. Hassan, prince du désert, est chargé par le Pacha de conduire Zarafa jusqu’en France mais Maki, bien décidé à tout faire pour contrarier cette mission et ramener la girafe sur sa terre natale, va les suivre au péril de sa vie. Narré tel un conte du folklore africain, ce nouveau dessin animé ne se vante pas d’apporter des éclaircissements sur la situation actuelle de l’Afrique mais en dresse davantage une peinture abstraite et enchanteresque.

Note : 7,5/10

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Star Wars – Episode 1 : La menace fantôme 3D. Pas besoin d’expliquer grand chose pour cette sortie qui n’a de nouveau dans son titre que le mot «3D». Au programme, on prend la même chose et on ressert la sauce pour faire du pognon avec le merchandising. Avant de devenir un célèbre chevalier Jedi, et bien avant de se révéler l’âme la plus noire de la galaxie, Anakin Skywalker est un jeune esclave sur la planète Tatooine. La Force est déjà puissante en lui et il est un remarquable pilote de Podracer. Le maître Jedi Qui-Gon Jinn le découvre et entrevoit alors son immense potentiel.

Note : 7,5/10

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Underworld : Nouvelle ère. Pour ce quatrième opus de la saga Underworld, Mans Marlind a renoué avec un style plus sombre et conflictuel que le troisième volet avait éludé. En effet, le film précédent servait de prequel alors que celui-ci nous replonge dans le futur et donc, au coeur de l’action. Depuis des siècles Lycans et Vampires se livrent une bataille sans merci. Mais les deux races sont à l’aube d’une ère nouvelle car les humains, qui ont récemment découvert leur existence, décident de cesser leurs conflits internes pour s’engager ensemble dans la lutte contre ce qu’ils considèrent comme des fléaux. Sélène s’attire la convoitise de l’armée et des scientifiques. Une traque incessante commence alors contre la plus redoutable des vampires. Cet énième long métrage de la série nous remontre Kate Beckinsale dans des prouesses toujours plus acrobatiques. La réalisation est nourrie d’action et d’effets spéciaux savamment utilisés. Maintenant, on déplore le manque d’originalité du scénario nous donnant l’impression de ranimer une franchise quasiment épuisée. De plus, les vampires et autres créatures de la nuit commencent à nous irriter les yeux.

Note : 6/10

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Une bouteille à la mer. Un film sur le conflit israelo-palestinien à travers les correspondances de deux jeunes gens que tout oppose au départ, ça pouvait faire un beau film. Mais voilà, si les larmes ne coulent pas sur les joues du spectateur, c’est que cette production française siffle un refrain de démagogie désagréable. Non pas que cet esprit pacifiste doit être mis sous silence mais l’histoire de fond semble faire abstraction des enjeux, des tenants et des aboutissants de cette lutte historique. Tal est une jeune Française installée à Jérusalem avec sa famille. A dix-sept ans, elle a l’âge des premières fois : premier amour, première cigarette, premier piercing. Et premier attentat, aussi. Après l’explosion d’un kamikaze dans un café de son quartier, elle écrit une lettre à un Palestinien imaginaire où elle exprime ses interrogations et son refus d’admettre que seule la haine peut régner entre les deux peuples. Cette histoire est bien mise en scène par Thierry Binisti qui est un aficionados des romans historiques. Elle possède un côté sympathique mais ne fera pas avancer les choses par sa neutralité.

Note : 6/10

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JC comme Jésus Christ. Pour son premier long métrage, le belge Jonathan Zaccaï a choisi la comédie loufoque comme toile de fond. Même si la réalisation est loin d’être ridicule, la thématique est totalement délurée et contribue à nous perdre dans les méandres de l’incompréhension. Une Palme d’Or à 15 ans, un César à 16, cette année JC passe le bac… Jean-Christophe Kern, dit JC, n’est pas un adolescent comme les autres. Mélange de Jean-Luc Godard et Justin Bieber, à 17 ans il navigue entre ses Miel Pops devant la télé après l’école et une vie professionnelle digne d’un Stanley Kubrick. Retrouver dans la peau de JC Vincent Lacoste, révélé dans Les beaux gosses, est un immense plaisir. La seule chose qui nous freine, c’est le manque d’empathie qui nous envahit par rapport à un personnage dont on ne sait et ne saura jamais rien.

Note : 5/10

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Recherche bad boys désespérément. Tout est dans le titre, ce film est désespérant. Avec une Katherine Heigl (Happy new year) de plus en plus belle mais de plus en plus potache, et un Jason O’Mara juste bon à palier les absences scénaristiques de la série télévisée de Spielberg Terra Nova, on peut dire que cette production ne respire pas l’idée qu’on se fait d’une bonne comédie : de bons acteurs, une bonne histoire et de bons gags. Julie Anne Robinson nous sert un duo copieusement identique à celui formé par Jennifer Aniston et Gerard Butler dans Le chasseur de primes mais beaucoup moins homogène. Stéphanie Plum ne manque ni de fierté ni d’aplomb, même si elle vient de se faire virer et qu’un créancier vient lui prendre sa voiture. Fauchée, elle parvient à convaincre son cousin, un type plutôt louche, de l’engager dans son agence de cautionnement… comme chasseuse de primes ! Stéphanie n’y connaît rien, ce qui ne l’empêche pas de se lancer aux trousses de Joe Morelli, un ancien flic suspecté de meurtre qui avait eu en plus le mauvais goût de la séduire avant de la plaquer lorsqu’elle était au lycée… Entre l’envie d’empocher la prime et un léger parfum de revanche, Stéphanie est remontée à bloc. Fuyez ce film car il n’en vaut pas la peine.

Note : 3/10

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Matthieu Matthys