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Cinéma Spécial BIFFF 2012 : Journée Marathon du mercredi 11/04

Publié par Rédacteur, le 13 avril 2012

Ugh ! Je me mets encore à une journée marathon avant que je ne finisse, comme Dr House, à l’asile de fous, la camisole en plus. Je crois que c’est parce que je veux voir jusqu’où ma santé mentale va tenir le coup ou bien parce que la troll est vraiment bonne… Je crois qu’il s’agit un peu des deux !

J’entame mon marathon avec un genre que je ne connaissais pas du tout : le Bollywood. Je ne connais pas grand chose du genre, sauf que ça a tendance à pas mal chanter et à danser. Ce n’est pas trop pour me déranger, surtout quand on regarde les femmes provenant d’Inde. Enfin, me voilà embarqué pour regarder Ra.One (prononcer Raavan), sorte de Terminator Meets Tron. Il paraît que c’est le film Bollywood qui a coûté le plus cher. En le regardant, je comprends pourquoi. Des effets spéciaux à la pointe de la technologie et des décors grandioses font que Ra.One est d’une beauté époustouflante. L’histoire n’a rien d’étonnant mais la façon dont c’est abordé fait que l’on ne se s’embête jamais. Et je dois dire que les passages ‘musique + danse’ m’ont franchement bien fait triper.

Je crois franchement que Ra.One est une bonne introduction dans le genre. On connaît le genre, on connaît les références, et les chansons sont un bon mix entre des chansons occidentales et indiennes.

Changement de décor et changement de genre pour One Way Trip, autre film Suisse qui semble nous promettre un bon divertissement. Et en plus en 3D ! waouw, un slasher en 3D, on va voir leur tripes nous éclater à la gueule, ou bien voir des tournevis, haches, pieds de tables, ou cannes à pêche nous voler à la tronche. On va en avoir plein la vue, ce sera un trip 3D psychédélique…

Enfin, voilà comment aurait dû être le film. En fait, il n’en est rien, mais alors rien du tout. La 3D ne sert à rien sauf dans 3 scènes ; l’histoire est banale, et l’action est pitoyable et prévisible. On est plusieurs à prévoir qui va mourir et comment, sans se tromper. Même le dénouement ‘inattendu’ est prévisible. Enfin, après 3 films suisses supers, fallait bien une daube dans le lot, non ?

Passons par une production Galicienne s’intitulant Lobos de Arga ou traduit Game of Werewolves. Un film de genre qui ne se prend pas trop au sérieux, avec un petit twist sur les loups-garous. Une fois qu’ils changent, ils ne vieillissent plus. Et  ça, c’est con quand t’es un puceau de 10 ans… Mais si l’histoire ne vole pas très haut, au moins elle nous promet de l’action pendant une grande partie du film. Si je vous dis que le film ne se prend pas au sérieux, eh ben c’est qu’ils ont vraiment voulu s’éclater en le tournant. L’humour est plus que de mise. Je me suis d’ailleurs pris de fous rires à plusieurs reprises, notamment quand le protagoniste se fait couper les 2 petits doigts pour qu’ils finissent cuisinés avec de l’ail et des fines herbes. D’ailleurs, une spéciale dédicace au chien qui joue dans le film, je n’ai pas arrêté de penser au chien de « The Artist ». Si vous voulez passer un bon moment, regardez Lobos de Arga, ça vous fera du bien !  Olé !

La séance de 20h nous promet un film intéressant avec Bloodwork. Des students s’inscrivent pour des tests pharmaceutiques histoire de se faire un peu de fric facilement. Naturellement, tout ne se passe pas comme il faut et les chosent dérapent rapidement. C’est là que l’on voit les spectateurs qui se sont modérés lors du festival, et qui s’est amusé à faire un quasi marathon chaque jour : personnellement j’y voyais un potentiel prologue au épidémies inexpliquées des films de Romero, et d’autres y ont vu une parabole sur les dangers de la drogue. Bon, je crois que le festival a commencé à attaquer ma santé mentale. En tout cas, je me trouve devant un film qui est globalement pas trop mauvais, mais dont le concept n’est pas assez travaillé. Dommage, car il avait beaucoup de potentiel. Les acteurs ne sont pas trop mauvais, par contre la prestation de Tricia Helfer se démarque assez de celle des autres acteurs. Mais qu’on lui donne un Oscar ! … ou pas.

Bon, je n’ai plus de tartines, plus de café, plus de vodka pomme (merci les potes), plus de Capri-Sun, et presque plus de Tic Tacs… Bref je suis au bord de la dépression nerveuse et nous avons encore un film asiatique à regarder. Ça promet…

Et effectivement, ça promet. Prenez des japonais crétins, une balle de baseball pour tuer et des commandantes de prisons nazies, vous avec Dead Ball ! Et oui, pour les habitués, c’est le retour du Sushi Typhoon, la boîte des siphonnés japonais qui font des films à faible quotient intellectuel. Force est de constater, que même pour quelqu’un qui n’est pas friand des peloches asiatiques, le début fait rire ! Malheureusement, tout cela tirera en longueur et puisera énormément dans des références mangas, rendant la deuxième partie du film insupportable. On criera notre désarroi jusqu’au très espéré mot « Fin » !

A demain tout le monde ! Quoi vous êtes encore là demain ? On est là tout le temps au Bourlingueur du Net ! Enfin, si on est pas en prison d’ici là …

Michael Heiremans et Loïc Smars