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Cinéma Spécial BSFF 2012 : Direction Flagey pour la Compétition National 2

Publié par Elodie Kempenaer, le 1 mai 2012

Fancy Fair de Christophe Hermans

Ah, je retombe sur mes pattes.

Au programme de ce lundi, découverte d’un nouvel endroit du festival, Flagey, pour la Compétition National 2.

Quel plaisir.

J’ai été transportée.

Premier transport avec le court l’Attrape-rêve de Léo Médard, étudiant à INSAS.
L’Attrape-rêve est son premier film. Il se trouve dans la salle et nous le présente très brièvement. Pas encore rôdé à tout cela le bonhomme.

Enfin soit.

Le court.

Oscillant entre fantastique et thriller, il a suspendu mon souffle et a tenu mon intérêt durant 18’30’’ sans pause. Bel exploit étant donné la fatigue que j’ai accumulée dans le corps qui me fera bientôt pencher la tête.

Certes, le twist final n’est pas ‘original’ pour qui a vu Vanilla Sky, Shutter Island et autres films surfant sur la vague du doute et de la réalité faussée. Toutefois il a le mérite d’être très bien amené. Il est amené en douceur, en gradation dans la tension, le suspens et les questions que le spectateur se pose tout le long.

Un bien bel Attrape-rêve à l’image onirique et travaillée (la lumière, les tons gris, pâles évanescents).

Du baume au cœur et une sacrée envie de moi aussi me lancer dans le court (mais ca, ca va encore attendre un petit bout de temps).

Mais mon coup de cœur n’est pas le premier à passer. Le premier court est Fancy-Fair de Christophe Hermans que j’avais raté de peu lors d’une autre séance.
Encore du tout bon.

Une femme n’a qu’une petite journée pour se ressentir mère, pour savoir si son mari tient toujours à elle, pour se revoir femme à part entière. Une petite journée car son fils est venu la chercher au matin et elle repartira au soir on ne sait trop où. L’actrice tient le court et le porte.

Sans trop chercher pour le coup l’analyse technique, simplement ce court a parlé à mes émotions et la forme est passée au second plan.

Comme vous l’aurez compris, je suis en train de vous parler de mon palmarès.
Qui dit compétition dit vote, j’ai donc voté comme la bonne spectatrice que je suis.
Dévoiler mes choix n’aura pas une grande incidence sur le festival, je ne m’en prive donc pas pour un peu structurer mon petit cerveau.

Logiquement, j’en arrive au troisième court rafraichissant, drôle, court, tout bon en clair.

Les Ladatitudes de Damien Delanoë.

Un hommage à ces voitures russes qui ne sont plus sur le marché (si mes informations sont bonnes) et qui semblent être une source de désagrément, qui semblent aussi demander une certaine attitude.

Une Lada, un homme à moustache à t-shirt et à bretelles, des policiers, une auto-stoppeuse, une petite musique sympa, de l’humour. C’est frais et je me surprends à chanter ‘Ladaaa ladaaa’ avec la joyeuse bande tassée dans la Lada mythique.

Non vraiment, mon palmarès et même le reste, rien à jeter. Dans chaque court il y a eu du positif à relever.

Encouragée par cette bonne séance, je me prépare pour la Nuit des Courts.
Riez de moi mais je n’avais pas bien compris le principe.
«Bienvenue à cette Nuit du Court,…il y aura deux entractes…de la Chimay gratuite…3h du matin… profitez bien ».

Quoi quoi où ? 3h du matin ? Je fais une belle andouille moi à ne pas avoir fait tilt plus tôt. Bon, je respire et me dit que de toute façon, j’habite à 1 minute du Vendôme. Si je tombe de sommeil, je me roulerai jusqu’au kot.
C’est donc mais vraiment vraiment très fatiguée que je m’installe et que j’attends.
J’aurais tenu jusqu’à 1h30, j’aurais donc vu 16 courts.

Applaudissez-moi, oui… Ahum.

Sérieusement.

Encore une fois, le très bon frôle le non pas très mauvais mais le très « c’est quoi ce truc ».
Entre un Police clair, percutant, en noir et blanc, un Deep Inside décalé, plein d’humour et un Mauvais Coton qui me fait me dire que je commence à ne plus rien comprendre au cinéma, il y avait de quoi faire. Il y avait de quoi faire aussi avec toutes les sortes de mise en scène, de façon de filmer…le film avec acteur, le film animé, le clip psychédélique, le film amateur à l’image un peu moche, la façon bande-annonce de film (Zombin Laden…),…oui. Ca respirait la diversité.
Et enfin, chose plaisante, encore une fois, l’ambiance. Et le public qui réagissait bien et qui ponctuait le tout d’une bonne grosse louche d’humour.

Voilà. A peine le 3ème jour et je suis déjà sur les rotules. Mais qu’est ce que c’est bon.

Elodie Kempenaer