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Cinéma Spécial BSFF 2012 : Une journée dominicale un peu décevante

Publié par Elodie Kempenaer, le 30 avril 2012

Pour cette deuxième soirée au BSFF, le mot d’ordre sera déception.

Non que tous les courts métrages fussent à jeter mais ce doit être le contre coup du premier soir.

Le sentiment que les courts étaient moins travaillés, moins aboutis. Il reste cependant le fait que chacun d’eux partait d’une excellente idée. Mais voilà, ceux de la séance Compétition international 12 n’ont pas su me transporter bien loin.
Notons tout de même le sublime Curfew de Shawn Christensen qui m’a particulièrement touchée par son propos (un homme sur le point d’achever son suicide dans une baignoire déjà rouge sang se voit ‘sauver’ de son propre choix par un appel. Sa sœur lui demande de venir garder quelques heures sa fille Sophia). Sans omettre l’image presque clipesque du métrage, une ambiance sombre avec ce brin de lumière qu’est la relation soudaine et émouvante qui se tisse entre l’oncle et la nièce.
Le reste…Et bien.

Comme déjà dit, j’attendais beaucoup de ces courts car ils semblaient alléchants sur papier mais le résultat n’est pas à la hauteur de mes attentes.
Keha Mälu (Body Memory) qui valait le coup d’œil pour le visuel mais qui m’a laissée perplexe quant au thème et sa façon de le travailler, The Serenity Prayer un peu trop long et lent qui aurait gagné à raccourcir certaines scènes pour ne garder que l’essentiel de l’émotion et  l’Attaque du Monstre Géant Suceur de Cerveau de l’Espace qui partait d’une belle idée et d’une belle mise en scène (le monde actuel se mélangeant avec le noir et blanc d’avant le tout sur fond de satire des comédies musicales) mais qui n’a pas creusé l’humour, me laissant sur ma faim.

Enfin, je tiens à le redire. Ce n’était pas du très mauvais, loin de là, juste que moi, je ne me suis pas sentie happée par la séance.

Après cette compétition, je prévois les courts mais Trash.

Là aussi j’attends beaucoup.

J’ai envie de voir du décaler, du gore, du sanguinolent.

Vendôme. J’aime vraiment bien la salle et ses sièges.

Et voici le départ de 15 courts.

Et bien, de tous, celui qui m’a le plus touchée reste le plus poétique de tous, The Bottle de Kirsten Lepore. Réalisé en stop motion, c’est l’histoire d’un bonhomme de sable qui lance une bouteille à la mer et qui la retrouve avec de la neige. C’est l’histoire d’un bonhomme de neige qui reçoit du sable. Chacun va envoyer bout par petit bout des éléments de son environnement. Petit à petit, la rencontre va arriver. Et enfin, le bonhomme de neige et de sable iront se rejoindre dans la mer avant de disparaître.
Superbement réalisé, touchant, émouvant, beau, drôle…Un bijou.

Reste le reste qui vaut tout de même le détour. Du bizarre, du très très très court mais du très percutant et puis, le « meilleur » pour la fin, le reportage sur la Fistinière.
Je le connaissais déjà mais ce fut un régal de voir les réactions de ce public façon « Nuit des publivores », hypra réactif et franchouillard.

La Fistinière, haut lieu de cette pratique peu commune qui semble faire des adeptes. Une bonne tranche de rire avec des répliques cultes telles que « Voici la Chapelle Fistine », « …quand il commence à supplier d’arrêter…la fête vient à peine de commencer ».

Voilà, pas plus à dire en fait.

Déception passagère je n’en doute pas, il me reste encore assez de jours pour retomber sur mes pattes. Mais c’est ça aussi le charme du festival, ces haut et bas, ces très bons et ces très mauvais.

Hâte de voir le reste de la semaine.

Elodie Kempenaer