Africare de Lorent Wanson
Du 11 au 29 septembre à 20h30
Mise en scène et conception générale :Lorent Wanson
Avec : Jocelyne Ntululo Nafranka, Murhula Cishesa Imani, Olivier Maloba Banza, Efika Lesiso Espérance, David Kawama Kazembe, Karine Kapinga
Lumières : Guy Simard
Scénographie : Daniel Lesage
Vidéo : Clarisse
Chorégraphie : Jacques Bana Kanga
Régie: Manu Yasse
Réservations : 02/649.17.27 ou reservation@poche.be
Fruit d’un travail d’immersion de longue haleine dans les réalités congolaises d’aujourd’hui (Kinshasa, Bukavu, Kisangani), Africare s’est nourri de rencontres avec
des comédiens, danseurs, chanteurs, musiciens, griots,...
Pas de message à donner, pas de thématique, mais un travail en contrepoint du mythe d’Icare. Une manière de théâtraliser les différents labyrinthes et défis auxquels
doit faire face cette population magnifique, forte, enthousiaste.
«Notre rapport européen à l’Afrique est compassionnel, voire culpabilisé, et, la plupart du temps, moral. En débarquant dans l’ancienne colonie (de mon pays, pas la
mienne!) j’ai voulu de suite mettre la morale de côté. Sinon tout aurait été biaisé. Pour Africare, j’ai voulu construire une fable avec une forme de tragédie grecque
contemporaine qui raconte l’absurdité que traverse ce pays gigantesque rempli de traditions, de rites de passage, d’une étonnante diversité culturelle.» Lorent Wanson
Lorent Wanson est un metteur en scène qui a cette capacité rare d’être à l’écoute de la réalité socio-politique et artistique d’une région. Il propose des spectacles
de grande qualité et exigence artistiques, tout en étant profondément ancré dans l’Histoire.
Une co-réalisation du Festival International de l’Acteur (Kisangani – RDC), du Manège.Mons/Centre Dramatique (Belgique), du Tarmac à Paris (France), du Théâtre de Poche
à Bruxelles (Belgique), du Phénix/ Scène nationale de Valenciennes (France), Du CeCn, du Théâtre Epique, dans le cadre du projet Yambi 2007.
Chronique
L'Afrique, ses joies, ses découvertes, son territoire et ses habitants, voilà le sujet de cette pièce alliant décors simplistes et nouvelles technologies.
Cinq comédiens, tantôt triste, tantôt gai, tantôt lunatique, tantôt réaliste présentent ce qu'ils ont vécu dans un pays déchiré par la guerre. Les rites et coutumes d'une civilisation
marquée par la colonisation qui malgré ses côtés pouvant paraître barbare, montre que des gens vivent, survivent et essaient tant bien que mal à réussir dans la vie dans l'adversité de tous les
aléas qui se présentent à eux.
Il y a des jours où l'on préfèrerait voir une pièce de théatre tel que celle là plutôt que des images crues le soir à 19h30 au moment ou l'on s'apprête
à commencer à manger. En effet, la vision donnée par les comédiens de leur civilisation semble plus mûrie que les habituels reportages sensations présentés à leur sujet.
On découvre sur scène des artistes qui chacun dans leur rôle excellent, que se soit au chant, à la déclamation, aux accrobaties ou simplement à la présence sur scène
chacun d'entre eux touche simultanément le public agréablement installé devant des images de crime contre l'humanité.
Une pièce dure mais qui néanmoins relance un peu d'optimisme autour d'un peuple qui s'est longtemps battu pour la Belgique, ayant dû laisser de côté leur histoire afin de plaire
aux colonisateurs flamands...



