Motortown de Simon Stephens
Du 6 mars au 7 avril 2007 à 20h30
Traduction : Georges Sougné
Effets spéciaux: Urteza da Fonseca
Traduction : Martine Shruoffeneger
Mise en scène : Derek Goldby assisté de Alexandre Drouet
Avec : Edwige Baily, Alexandre Dewez, Micheline Goethals, Pierre Lognay, Aurélien
Ringelheim, Fabrice Rodriguez, Jean-Michel Vovk & en alternance Médina Angoundou &
Sarah Santkin
Lumières : Xavier Lauwers - Costumes: Natacha Belova
Avec la participation du Centre des Arts Scéniques (Relâche les dimanches et lundis)
Réservations : 02/649.17.27 ou reservation@poche.be
Motortown a été écrit pendant les 4 jours de juillet 2005 au cours desquels Londres
est passée de l'euphorie de l'annonce de l'organisation des Jeux Olympiques (en
2012), à la terreur des attentats terroristes au coeur de la ville. La pièce joue à
couteaux tirés sur la violence d'une société en guerre.
Danny, jeune soldat fraîchement démobilisé de Basra (Iraq), revient en terre «
étrangère »: son Angleterre natale. Ce retour le coupe du monde extérieur, de ses
repères : « Je n'ai rien contre la guerre. C'était ok. Elle me manque. Le problème,
c'est de revenir ici . ». Vivotant chez son frère Lee, un garçon attachant
légèrement débile, Danny apprend que Marley, son ancienne petite amie, refuse de le
voir. Elle est effrayée par le contenu des lettres que Danny lui a envoyées d'Iraq.
Alors, Danny se trouve une arme et prend la route, une route jalonnée de rencontres
et d'événements au cœur desquels l’absurdité comique flirte avec l’horreur.
Simon Stephens décrit sa pièce comme un écho à l'univers de Taxi Driver de Martin
Scorsese, de Naked de Mike Leigh ou encore de Woyzeck de Georg Büchner.
« Je voulais écrire une pièce contradictoire et violente, parce que notre culture
est contradictoire et violente ». Ces propos de Simon Stephens nous replongent dans
l'Angleterre post 11 septembre. Tony Blair vient prêter main-forte à George Bush
pour détruire « l'axe du mal ». L'Angleterre s'engage aux côtés des Etats-Unis dans
une guerre contre le terrorisme (essentiellement celui d'Al Qaïda) et envoie des
troupes en Iraq pour « délivrer » le pays du joug de Saddam Hussein et offrir la
démocratie au Moyen Orient!
Malgré une opinion publique partagée sur l’envoi de troupes en Iraq, Simon Stephens
questionne la responsabilité de chaque citoyen qui, pour ou contre, entretient la
culture de la guerre. Il dénonce la simplicité des campagnes anti-guerre qui donnent
bonne conscience. Il confronte le citoyen à son ambiguïté: ni bon ni méchant!
A l’heure où Georges Bush envoie 21.000 soldats en renforcement des forces déployées
en Iraq, on peut se demander si ces soldats - jeunes pour la plupart et bien
préparés à l’afrrontement - sont aussi bien préparés à affronter leur retour ?
Motortown est un réquisitoire sur les effets de la guerre dans la société civile.
« Les plus belles pièces sont celles qui vous hantent encore longtemps après car
elles posent des questions... sans réponse . » affirme Stephens.
« Une expérience essentielle. » (The Guardian)
Né en 1971, Simon Stephens est considéré comme une des nouvelles voix majeures du
théâtre anglais. Il est l'auteur d'une dizaine de pièces qui ont été montées dans
différents théâtres de Londres, Manchester ou Sheffield.
Il a travaillé pendant cinq ans pour le Programme Jeunes Auteurs du « Royal Court
Theatre » de Londres et en a été l'un des auteurs résidents les plus joués. Quatre
de ses pièces y ont été créées: Bluebird en 1998, Herons en 2001, Country Music en
2004 et enfin Motortown en 2006.
Sa pièce On the Shore of the Wild World , créée en 2005 par le « National Theatre »,
lui a valu d'emporter le Olivier Award de la meilleure nouvelle pièce.
Le metteur en scène de Motortown , Derek Goldby a créé quelques-uns des plus grands
succès du Théâtre de Poche. Entre autres : Bent de Martin Sherman , Trainspotting de
Irvine Welsh , Une Histoire vrai de Howard Neal , Le Colonel Oiseau de Hristo
Boytchev, American Witch de David Foley et la saison dernière Mythe, propagande et
désastre en Allemagne nazie et en Amérique contemporaine de Stephen Sewell,...
Chronique
Un sujet d'actualité: la guerre en Irak, le traitement inhumain des prisonniers à Bassora, mias traité par la bande, à savoir, que se passe-t-il après. C'est le
propos de Motortown.
Danny, jeune soldat anglais est démobilisé et revient au pays. Comment la vie va-t-elle s'organiser pour luiaprès cette expérience hors du commun? La réponse est
mal... Brouillé ave ses parents et avec sa petite amie, il va loger chez son frère handicapé mental. Puis un jour il achète un révolver et c'est le début d'une
spirale infernale qui s'achevera brutalement sur la mort et la folie...
Servie par une distribution jeune et dynamique, cette pièce est une succession de rencontres, de plus en plus hallucinées qui vont entrainer Danny jusqu'au bout de
son voyage intérieur, toujours plus loin dans sa psychose.
Le petit coup de coeur maintenant traditionnel s'adresse à l'acteur qui interprête le jeune frère de Danny. Il incarne ce personnage avec une justesse que je n'avais
plus vue depuis Rain Man ou What's eating Gilbert Grape? Félicitation aussi au marchand d'arme, de loin le personnage le plus allumé de la pièce...
Pour le bourlingueur du Net, Gilles






