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Villa Hobo ou les guitares qui chantent

Publié par Caroline Champion, le 22 avril 2012

Villa Hobo c’est deux guitares. C’est également des voyages pour les oreilles, des souvenirs pour la mémoire, des envies de danser et de se remuer, des envies de fête.

Elise et Rémi, les deux guitaristes, nous emmènent dans leur univers flamenco-rock et on les y accompagne avec plaisir. Et du plaisir, ils en ont sur scène et ils savent nous le transmettre. Une réelle découverte qui nous donne le sourire et qui donne envie de danser n’importe comment. Ils font parler leurs guitares pour que l’on puisse faire parler nos corps.

Le Bourlingueur a fait leur rencontre. Voici ce qu’ils nous on dit :

Bourlingueur : Bonjour à vous deux. Une petite présentation ? Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Elise : Rémi est un ami de longue date qui a toujours aimé s’éclater et faire danser les gens sur les rythmes de la guitare en soirée, après-midi… On s’est rencontrés avec l’association « Les canards sauvages ». Puis, je lui ai filé quelques cours, il a beaucoup bossé. De retour de Martinique, il avait chopé la rythmique de « Rodrigo y Gabriela », c’est parti, on s’est éclaté. Il était logique qu’on commence à jouer ensemble puisqu’on a partagé de très belles aventures, en amitié, en émotion, des festivals, des confidences. Pas de raison pour que ça ne fonctionne pas.

Rémi : On a peaufiné nos relations par le biais de l’association, des projets communs, et de fil en aiguille, l’amitié s’est tissée.

Bourlingueur : Quel a été votre parcours ?

Elise : J’ai fait des études musicales après le bac et je suis professeur de guitare en Ile de France depuis 6 ans. J’ai joué dans un groupe de rock 2 ans, et maintenant, il est l’heure de rendre grâce aux cordes en nylon.

Bourlingueur : Comment a démarré l’aventure Villa Hobo ?

Rémi : Autour des albums de « Rodrigo y Gabriela », le travail a réellement débuté, mais il est possible que l’on est commencé avant, lors de soirées, festivals et autres moments de vies musicales.
Elise : Oui, c’était naturel de prendre les guitares. L’idée de trouver, enfin, un créneau mélangeant classique flamenco au rock, ça nous a fait décoller.

Bourlingueur : Une petite explication pour le nom du groupe ?

Elise : C’est vraiment un nom qui dit : « Bienvenue à tous! » et surtout il m’évoque l’idée que nous pouvons partager avec chacun. Nous essayons de jouer des musiques de chaque continent, de tout horizon. Ce nom rappel et fait référence au célèbre compositeur brésilien Villa Lobos.

Bourlingueur : Quelles sont vos inspirations ? Vos influences ?

Elise : A la base, j’ai une formation classique. J’écoute beaucoup de chansons françaises aussi (de Brel à Thomas Fersen) mais je suis une fan inconditionnelle du rock des années 60-70-80. J’ai en adulation les Pink Floyd et Led Zeppelin. Cela dit, j’ai toujours continué la guitare parce que c’était un instrument qui permettait de s’atteler à tous les styles donc, plus je peux m’enrichir avec d’autres sonorités comme la bossa nova, le flamenco, le manouche, mieux je me sens.

Rémi : J’écoute de tout, en fonction des lieux et des endroits où je me trouve.

Bourlingueur : Chez Villa hobo, comment se met en place une chanson ?

Elise : Si c’est une reprise, on lance l’idée, on essaie de jouer. Rémi prend les accords, moi les mélodies. Si on le sent bien, 2-3 répets plus tard, on adopte la reprise en la remaniant un peu. Souvent, ce sont les mises en place rythmiques qui sont difficiles.
Rémi : Pour les compositions, on essaye d’arriver avec un certain nombre d’idées, d’envies ou de phrasers. Certains sont retenus, d’autres pas.

Bourlingueur : Avez-vous des petits trucs ?

Elise : Toujours comprendre dans quel style doit sonner le morceau. A partir de là, je vois vers quelle gamme ou vers quel effet je dois aller. Ensuite, du temps, pour se rendre compte du premier jet et puis sentir la vibe.
Rémi : Donner de l’intensité sur certains passages alors qu’à d’autres moins, ce qui donne du relief au morceau.

Bourlingueur : Comment se passe la composition d’une chanson ?

Elise : A vrai dire, on ne cherche pas tant que ça. Rémi ou moi, nous arrivons avec une phrase, un riff, un rythme en expliquant comment on voudrait qu’il sonne (funk, rock, doucement,…) et souvent l’autre s’adapte. En 2-3 répets la trame du morceau est écrite. On rajoute par la suite des effets, des breaks ou d’autres idées dessus.

Bourlingueur : Si vous deviez faire le portrait chinois de l’autre :

une chanson ?

Elise: Rémi, pour moi, ce sont les albums de la Mano Negra.

Rémi : un mélange de Jeanne Cheral et des Pink Floyd

une fringue ?

Elise : le jean en dessous du boxer.

Rémi : une chemise tirée à quatre épingles.

un pays ?

Elise : on va dire les îles comme la Martinique pour son côté paisible, pas pressé.

Rémi : L’allemagne! pour Bach et la rigueur.

Un film ?

Elise : La vie est un long fleuve tranquille mêlé avec La fièvre du samedi soir (rires), Hotel Woodstock aussi.

Rémi : « Le diable s’habille en prada » et « Une guitare flamenca » (rires)

un livre ?

Elise : Robin des Bois

Rémi : Mary Poppins!

un personnage célèbre ?

Elise : le Che bien sûr

Rémi : Simone Veil.

une qualité ?

Elise : la remise en question, sa sensibilité

Rémi : rigoureuse et fonceuse.

Bourlingueur : Envie de rajouter des paroles à vos musiques ? Est ce que l’on va entendre le son de votre voix ?

Elise : Nous travaillons des reprises en les adaptant à notre sauce flamenco-rock donc on chante sur scène mais pour le moment, les voix et les textes ne sont pas d’actualité sur nos compositions. A voir plus tard.

Bourlingueur : Quels sont vos projets ?

Elise : Toujours enseigner la guitare, continuer avec Rémi à jouer dans les salles, et surtout enregistrer le plus tôt notre album.

Retrouvez Villa Hobo sur : https://www.facebook.com/villa.hobo?filter=2#!/villa.hobo/app_178091127385

Propos recueillis par Caroline Champion