0 00 7 min 5 mois 2597

C’est déjà le dernier jour de cette 20ème édition et comme toujours, ça passe beaucoup trop vite… Mais on compte bien en profiter jusqu’à la dernière seconde !

L’après-midi commence avec THE RACKERS, un groupe issu de La Louvière (qui donne évidemment envie à votre louvièroise de chroniqueuse d’hurler à la lune que le rock n’est pas mort dans la région du centre). Une basse, une batterie et une guitare, il ne leur en faut pas plus. C’est plein de punch et de peps, leurs compositions alliant parfaitement textes et riffs passionnés. Ils terminent leur set avec “Good morning“et si le matin nous semble loin déjà, avec une telle entrée matière, la journée ne pourra être que bonne.

On enchaîne ensuite avec un autre trio : FERVENTS, en provenance directe de Liège et dans un style tout à fait différent. Place au côté grunge-punk du rock avec des morceaux aux intrus plus lourdes et percutantes. Un juste mélange entre rythmes bruts, mélodies abrasives et voix en équilibre entre chaos et harmonie. Avec, dès la moitié du set, une tendance à sortir du garage vers un hardcore plus assumé et une fin de concert dans la foule.

KOMAH nous emmène ensuite dans une ambiance plus trash et fracassante. Les festivaliers s’en prennent plein les oreilles et en redemandent. C’est une véritable claque de metalcore et nous, on en veut plus et on tend l’autre joue. Après quelques titres, surprise du groupe : l’ancien frontman (Baptiste Lalieu aka Saule), rejoint les membres actuels sur scène. À faire dans un sens ou dans l’autre, du rock à la pop, il n’y a qu’un pas. De tous côtés, ça pogote et si les cas de torticolis seront nombreux demain, personne ne le regrettera !

Dans notre exploration musicale, nous faisons une nouvelle halte et pas n’importe laquelle… SASHA AND THE LUNATICS débarque pour un pur moment de survoltage. Du blues, du groove, une énergie frissonnante et une présence qui occupe toute la scène : c’est la rencontre parfaite entre Janis Joplin et The Cranberries. On tient notre coup de coeur de l’année 2025 ! Et l’avis est largement partagé, si Sasha (dont la tessiture nous a fait vibrer, soulignons-le) nous invite à faire entre nos voix, la foule lui assure : tout le monde est fou oui… mais fou d’eux !

Vient ensuite BLACK MIRRORS, formation bruxelloise qui s’impose aujourd’hui comme l’un des visages marquants du rock belge. Leur musique, entre rock alternatif et touches psychédéliques démontre un juste équilibre entre la voix de Marcella Di Troia et les instruments qui savent se faire tantôt électrisants, tantôt lancinants. Rien ne prend le dessus, tout se complète, et ça fonctionne parfaitement. Ils en profitent pour glisser quelques nouveaux morceaux de leur prochain album. Une prestation solide qui confirme leur place sur la scène nationale.

Faut-il encore vous présenter le groupe qui prend place sur scène quand il s’agit de THE SUBWAYS ? Si l’Angleterre est considérée comme le berceau du rock, ce n’est pas pour rien et ces trois énergumènes le prouvent. Commençons déjà par leur énergie inépuisable, alors ok, ils n’ont pas trois jours de festivals dans les jambes mais quand même, c’était impressionnant ! Ils étaient ravis d’être là, ça se ressentait et le public ne pouvait que leur rendre au centuple. N’hésitant pas à s’écarter de la set-list pour rajouter quelques titres que l’un ou l’autre tenait à jouer, le groupe nous présente même “I need to feel you closer” un nouveau morceau qui paraîtra parmi leurs favoris sur leur album Best-Of (sortie prévue en octobre). Billy Lunn s’offre même un slam, histoire de finir en beauté. Si tout au long du show, ils remercient de public d’être là (et en français !), c’est pleinement réciproque. Et pour ça : Thank you so much, that was amazing !

Vous vous en doutiez, les 20 ans du festival ne pouvaient pas se clôturer sans une explosion finale. Et quand on parle de marquer le coup, c’est TAGADA JONES qui s’en charge. Chacun des refrains est un cri de ralliement et les voix se brisent dans un choeur rageur. Le groupe nous déclenche la plus belle émeute festive que le Park Rock pouvait espérer pour cette édition si spéciale. Quand les dernières notes s’éteignent et que la poussière retombe, on se dit qu’on a vécu bien plus qu’un concert : une communion, une tempête d’énergie partagée. Les oreilles bourdonnent, les cœurs battent encore, et une certitude résonne dans l’air du parc : on espère vivre ça pour 20 ans de plus !

Le parc retrouve peu à peu son calme mais il nous reste surtout un immense merci à adresser. Merci aux bénévoles, à l’organisation, aux techniciens, aux artistes et à toutes celles et ceux qui, dans l’ombre ou sous les projecteurs, font du Park Rock bien plus qu’un festival : une grande famille où l’on se retrouve chaque année. Vingt ans d’histoire, de musique et de rencontres, et toujours la même magie à chaque édition. On repart le cœur gonflé d’amour et de gratitude, avec une certitude : tant qu’il y aura le Park Rock, l’été aura ce goût unique qu’on ne trouve nulle part ailleurs.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *