0 10 7 min 1 semaine 771

Trolls & Légendes propose des espaces riches et variés en stands : marchands et artisans sur le marché féérique, auteurs, éditeurs, illustrateurs aux pôles littérature et BD, il y a quoi satisfaire tous les goûts et vider toutes les bourses !

Mais lorsqu’on aime flâner, comme votre reporter, on profite de l’un des autres aspects du festival : ce qui se passe dans les allées. Ce dimanche, nous avons traîné comme l’on sait si bien le faire (nos amis ont transformé [l’attente d’Anne-France] en véritable art), et beaucoup observé, comme des spectatrices, et quel spectacle !

La Compagnie des Fourvoyeurs a déambulé tout le weekend, invitant les festivaliers à danser au sein du cercle formé par la tribu. Certains furent timides, certains volontaires, d’autres encore jetés en pâture par leurs amis, mais tous ont suivi le rythme du tambour et des chants ! Pour notre part, nous avons préféré un repli stratégique car, croyez-le ou non, nous n’aimons pas trop être au centre de l’attention.

Nous avons également pu croiser un marchand d’esclaves en tous genres ; il avait même un Skaven en vente ! L’on a tenté de faire affaire en nous séparant d’un de nos camarades afin de financer nos boissons, mais d’après le marchand, les gens qui savent faire des blagues, ça ne se vend pas bien et il n’en a pas voulu. On a donc gardé notre ami avec nous et écouté ses blagues au lieu d’aller acheter à boire.

Mais les plus belles animations, à nos yeux, ce sont les festivaliers. Avec leur créativité et leur enthousiasme, ils emplissent les halls de Magie. La Fantasy est un univers si vaste, et pourtant nous en avons vu moult facettes ce weekend. Des tieffelins à la peau rouge sang, des dragons de toutes les couleurs, des sorcières de tous bords, des guerrières puissantes, des barbares aux peaux de bête et, insolite, un loup armé d’un poisson de combat.

Cette liste n’est pas exhaustive bien entendu, mais nous avons à cœur de rendre hommage au talent des visiteurs. Rien n’a arrêté celles et ceux qui souhaitaient se costumer, et c’est bien là la richesse des relations humaines, ce sont nos différences.

Parlant richesse humaine, nous avons particulièrement apprécié assister aux interviews des invités du pôle Cinéma de ce dimanche et pouvoir découvrir les personnes derrière les rôles que l’on a aimé voir à l’écran. Voici quelques extraits choisis et appréciés : 

Christian Hillborg (Erik – The Last Kingdom) : Le métier d’acteur n’est pas difficile en soi, pour moi c’est surtout jouer – « it is to play, to cosplay » – il est très important de garder cette étincelle car c’est lorsqu’on (se) prend trop au sérieux que cela devient difficile. Il faut rester sincère et honnête car une chose sensible et humaine que d’incarner d’autres humains.

Alicia Agneson (Freydis & Katia – Vikings) : Devoir jouer deux personnages différents au sein d’une même série a été un projet très amusant. Dans un autre style, incarner une personne réelle dans la série Clark (Alicia y incarne Kristin « Kicki » Ehnmark) a aussi été un challenge très intéressant à relever. De manière générale, la difficulté d’un rôle est stimulante pour autant qu’elle est mesurée ; l’essentiel est l’équilibre, afin d’avoir le défi parfait.

Disclaimer : l’extrait suivant a fait verser une larme à votre rédactrice. Gare à vous, surtout si vous êtes parent.

Christian : Le rôle pour lequel je donnerais tout ? Je vais répondre un peu à côté de votre question mais j’ai eu l’immense honneur de devenir père il y a un an et demi, et c’est pour ce rôle que je donnerais tout, encore et encore.

Enfin, vous serez ravis d’apprendre que l’odeur de certains d’entre vous est une madeleine de Proust pour les acteurs anglophones invités ce weekend :

Alicia : Si quelque chose me manque du tournage de Vikings, c’est l’odeur. L’odeur de feu de camp, de laine mouillée, de cuir, de charbon, …

On change d’ambiance avec l’interview des 3 acteurs de – entre autres projets bien entendu – Kaamelott ! Jacques Chambon (Merlin), Bruno Fontaine (Elias de Kelliwic’h, Grand enchanteur du Nord, Meneur des loups de Calédonie, Pourfendeur du dragon des neiges, Concepteur de la potion de toute puissance, etc.) et Alain Chapuis (le tavernier) s’envoie piques et taquineries et n’ont nul besoin de costume pour que l’on voie leur personnage prendre vie sur l’estrade.

Les trois acteurs ont aimé jouer sous la direction d’Alexandre Astier et décrivent son travail comme « une musique de laquelle on ne peut pas changer les notes, parce que sinon ça n’est plus la même musique ». Le travail d’Alexandre est très poussé car il est très savant et a le souci du détail, rendant l’univers de Kaamelott si riche, comprenant différents niveaux de lecture. On comprend aisément pourquoi son succès dure depuis tant d’années, poussant les générations successives à l’hilarité.

Nous clôturons avec cette jolie citation « ça fait un peu boy scout mais c’était vraiment une belle expérience humaine et on a fait un super truc tous ensemble ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *