Festival Anima 2016 du 05 février au 14 février

Publié par Clémentine Hérens, le 16 février 2016

Affiche "Tout en haut du monde"

Critique :

Le festival Anima a commencé sur les chapeaux de roue cette année avec Robinson Crusoé 3D (film belge de Vincent Kesteloot), malgré quelques soucis techniques avec les lunettes 3D actives.

Et quelle différence avec la 3D passive ! La véritable valeur ajoutée de ce film était, en effet, l’animation. Esthétiquement, il n’a rien à envier à un Pixar ou un Dreamworks, comme l’a annoncé son producteur…

Néanmoins, on peut regretter quelques manquements dans le scénario. Le soucis principal était l’absence de moments « forts ». L’histoire suit son cours sans réel intérêt avec des méchants et des gentils assez manichéens. On pourrait accuser le film d’avoir tout misé sur l’esthétique et moins sur le contenu.

Le Japon était mis à l’honneur cette année avec la diffusion, entre autre, de Ghost in the Shell: The New Movie, Le Garçon et la Bête ou encore Miss Hokusai. La culture japonaise était aussi fêtée avec un concours de Cosplay et un karaoke 100% nippon ! L’ambiance était très bon enfant et il était amusant de voir le mélange des genres s’opérer entre les otakus divers et le public habitué d’Anima depuis bon nombre d’années.

Parmi les films que l’équipe a pu voir, s’est démarqué d’une manière négative Doraemon – Le film. Abrutissant et discutable sont les deux mots qui le définissent au mieux. Ne connaissant pas du tout l’univers de Doraemon au préalable, nous ne pouvons peut être pas juger correctement mais nous avons bien « senti » que le public présent n’était pas enchanté par le long métrage présenté ce jour là.

L’autre pays à l’honneur cette année était la Grande Bretagne. Les courts métrages présentés étaient à l’image du pays : décalés et ne rentrant pas parfaitement dans une case bien définie ! C’est toujours un plaisir de découvrir une autre culture via ses productions.

Les shorts présentés pour les « Best of shorts » cette année nous ont aussi particulièrement marqués. Ceux des étudiants internationaux étaient les plus intéressants à voir car ils reflètent des cultures différentes. On voit aussi la génèse d’un futur talent, ce qui est terriblement satisfaisant pour les amateurs de cinéma.

Je ne parlerai pas ici de Zootopia et Le voyage d’Arlo qui sont les deux films les plus attendus par le grand public et qui n’ont pas besoin qu’on en fasse la promotion, ils se suffiront à deux même. J’ai par contre envie de parler du magnigique Tout en haut du monde.

La jeune Sacha habite Saint Pétersbourg en 1882 va tenter de retrouver son grand père Oloukine. Explorateur renommé et capitaine du Davaï qui n’est jamais revenu de sa dernière expédition au pôle Nord. Ce long métrage de Rémi Chayé (Danemark/France) est de prime abord magnifique. Avec peu de budget comparé à de grosses productions actuelles, l’équipe a réussi à créer un film qui tient la route, sans fioritures. Le plus exceptionnel est la justesse des personnages, nous avons été particulièrement touchés par la jeune Sacha et son évolution tout au long de l’histoire. Les sentiments des personnages sont retranscrit avec une justesse vraiment impressionnante. N’hésitez pas à aller voir ce film qui a reçu le prix du jeune public cette année. Il mérite d’être vu à tous les ages !

 

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