Quand Alexandra Lamy doit retourner vivre chez sa mère, c’est plus sensible que drôle

Publié par , le 28 mai 2016

Retour chez ma mère

Critique :

A l’heure où la génération Tanguy (appelée aussi génération « kangourou ») s’avère être un fléau planétaire, Eric Lavaine a eu l’idée de réunir quelques amis autour de la table et de mettre en scène « Retour chez ma mère », un film aux grandes promesses.

Commençons par le thème principal : Stéphanie, la quarantaine, repart vivre chez celle qui l’a mise au monde suite à la perte de son emploi. Passer d’architecte au statut de chômeuse en un claquement de doigts, ce n’est pas facile… surtout quand on repart vivre chez une mère fan de Francis Cabrel, qui vous dit comment vous tenir en mangeant et qui n’a que des parties de Scrabble comme passe-temps. Tout ceci s’avère bien marrant sauf que si vous vous attendez à de nombreux éclats de rire, mieux vaut ne pas trop y comptez. Tous les meilleurs moments se trouvent dans la bande-annonce, aucune surprise n’est laissée au spectateur.

 

De plus, nombreuses pistes auraient pu être abordées autour de la cohabitation mère-fille, de l’écart inter-générationnel, ou le fait de revendiquer ses droits en tant que mère isolée avec enfant, etc. Au lieu de cela, le réalisateur a préféré une comédie guillerette où tout se termine en un coup de baguette magique… enfin, pas tout puisque certains sujets restent non élucidés à la fin du film.

 

Enfin, le pire de tout reste Matilde Seigner qui reste fidèle à elle-même en choisissant des rôles la montrant irritable, frustrée, rigide. Si on ne regrette pas pour autant le déplacement, c’est uniquement pour la merveilleuse Josiane Balasko (quelle gouaille, quelle prestance!) qui porte le flambeau de ce « Retour chez ma mère ».

 

Maria-Lisa L.

Evaluez cet article :
1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (No Ratings Yet)
Loading...