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Cinéma [BIFFF 2012] Vendredi 13 – Des fous et des amoureux !

Publié par Loïc Smars, le 17 avril 2012

Le BIFFF avance et ne recule pas. Nous sommes plus près de la fin que du début et mon cerveau commence à s’habituer au rythme de dingue que je l’oblige à suivre ! Encore une fois (et comme à chaque fois au BIFFF), j’ai raté la séance des courts-métrages belges. Promis, j’y arriverai ! Que s’est-il passé,sinon, à cette soirée pré-bal des vampires ?

Tout a commencé avec « The Incident », où deux potes musiciens travaillent dans un asile de dangereux psychopathes perdus au milieu des bois pour arrondir les fins de mois. Malheureusement, cette fois, une tempête va tout foutre en l’air et ouvrir les cellules. Ca va gicler, chérie !

Réalisé par le belge Alexandre Courtès dont c’est le premier film (il est surtout réputé pour ces clips vidéos de stars), « The Incident » est un huis clos en asile avec, on le suppose très vite, un twist final renversant. Il n’empêche, on a eu ce pourquoi on était venu, un survival en milieu hospitalier. Et ça va être dur dur pour nos rockeurs. Côté casting, on retrouver en tête Rupert Evans, transformé et impeccable, plusieurs seconds couteaux au visage connu et plus modestement, un petit rôle tenu par Bruce Ellison, du jury 7ème Orbit (de cheval), qu’on a pu entendre dans le film d’animation belge « Panique au village » ou croisé sur scène dans les productions du Magic Land Theatre.

Bruce Ellison

Le film est efficace, crédible et a juste ce qu’il faut de scènes atroces pour pimenter le tout. Une interprétation convaincante des acteurs et une première réalisation intéressante laisse présage le meilleur pour Alexandre Courtès. Seule déception : un final en « twist », mais trop vague, trop peu expliqué, trop alambiqué, qui gâche notre plaisir.

En sortant du film, une avalanche de gens traîne dans la salle de Tour & Taxis. Je me dis que cela fait beaucoup de monde pour un film peu attendu finalement. Et tout à coup, je comprends pourquoi ! Je vois des pirates, des monstres, des vampires, des infirmières cochonnes ensanglantées,etc. : c’est le Bal des Vampires ! Je n’ai pas pu m’y rendre, mais l’ambiance survoltée, qui la précédait, annonçait une grande édition !

A peine remis de mes émotions, je fonce en salle voir le film suivant : Extraterrestre, un énième film espagnol de cette 30ème édition. Annoncé comme le premier vaudeville de Science-Fiction, c’est l’œil aux aguets que je me lance dans cette aventure, malgré ma lassitude pour les ET’s !

Prenez un mec : Julio et une fille : Julia. Ils se réveillent au matin sans trop de souvenirs, ni la certitude s’ils se sont retrouvés nus dans le même lit à cause de tâches sur les vêtements ou à cause d’ébats éthyliques. Julio n’arrive pas à reconclure pour laisser choir l’imbroglio, mais grâce au ciel il ne peut pas partir : les extraterrestres ont envahi la terre. Y a plus qu’à attendre patiemment que la donzelle retombe dans ses bras. Mais malheur, oh malheur ! La courtisée n’est pas célibataire mais bien mariée avec le gars qui va tout faire pour les sauver de là. Le voisin sociopathe et sûrement amoureux lui aussi de Julia ne va rien arranger. Surtout qu’il a vraisemblablement entendu les ébats de la veille …

Avec les espagnols, on a souvent tout ou rien. Ici, et ce n’est pas forcément négatif, on a rien. Les quatre personnages bougent, respirent, … mais pas d’actions ou de rebondissements soudains. On est comme capté par ce vide scénaristique. Car, même s’ il ne se passe rien, je suis resté figé pendant une heure et demi devant le film. A ce jour, je n’ai pas encore pu décidé si j’avais aimé ou bien si je m’était emmerdé à cette séance. Mais avant de vous quitter, j’aimerais attribuer une mention spéciale à Carlos Areces, brillant dans Balada Triste de Alex de la Iglesia ou dans Games Of Werewolves présenté plus tôt au BIFFF, qui récidive de talent et sauve en grande partie « Extraterrestre ».

Et voilà, c’en est fini pour moi ; je prends congé jusque lundi et je vous laisse entre les mains de Matthieu et Michael pour un dernier w-e BIFFFesque !

Loïc Smars