0 10 5 min 1 mois 421

Il est bien connu que quand il est question de cabaret, il faut savoir manier ses plumes. Dès lors, la mienne se devra de vous en dire juste assez pour vous intriguer sans pour autant tout vous dévoiler. Permettez-moi donc, mesdames et messieurs, de me faire funambule en vous contant un spectacle qui doit être vu. 

© Jeremie Piasecki

La nuit tombe sur Tournai et le Magic Mirror s’éclaire. Un immense chapiteau qui nous transporte instantanément, 100 ans en arrière, dans les années folles. Les lumières se tamisent, le rideau s’ouvre, Julia fait son entrée brumeuse et l’histoire débute…

« Il fut un temps… »

© Jeremie Piasecki

D’abord, celui de la rencontre avec Janine Godinas. Prêtant ses traits à Julia, elle fut notre narratrice. Accompagnée de Bruce, et de son véritable talent comique et scénique, elle nous guida, dans le dédale de ses souvenirs, avec douceur, nostalgie et humour. 

Ensuite, celui de l’émerveillement avec le duo de danseurs aériens, Bram de Beul et Irina Yakousheva, qui semblait se déplacer avec autant de légèreté sur terre que dans les airs. La danse offre, elle aussi, une parenthèse de poésie. 

© Jeremie Piasecki

Le moment du rire, qui n’a fait de pause que pour laisser place à l’émotion, s’accrut alors que Kevin Troussart et Isabelle Dubois prenaient possession de la scène pour un mélange étonnant de  claquettes, jonglerie et illusion. Il est de ces choses qu’il faut voir au moins une fois dans sa vie et, croyez-moi, un duel de parapluie en fait parti. 

© Jeremie Piasecki

Vint ensuite le temps de la royauté. Vous avez bien lu, deux reines se sont succédées sous les projecteurs. La première, Alexandra Malter a coupé le souffle des spectateurs tant la maîtrise de ses anneaux était impressionnante. La seconde, Martyn Chabry les a tenus en haleine passant d’une tenue à une autre en un claquement de doigts. 

© Jeremie Piasecki

Il fut aussi le temps de mettre de la magie dans les yeux de tous les petits et grands enfants présents. Ainsi que dans ceux, parfois trop sceptiques de votre chroniqueuse d’ailleurs… Si nous voulions tous voir au travers des mystères cachés derrière quelques planches de bois, nos coeurs se sont, eux, laisser porter par les notes de Druss Lecomte. Un piano-man qui, comme le meilleur des magiciens, nous a transcendé et hypnotisé pour nous faire oublier que nous n’étions pas réellement en 1922. 

© Jeremie Piasecki

« Il fut un temps… » 

L’ultime, hélas… Celui de conclure. Dans la lignée des deux heures grandioses que nous venions de passer, la fin du spectacle en fut l’apothéose. La standing ovation qui a suivi n’a fait que le confirmer. Il n’y a de plus belle réussite que celle d’un rêve qui vit sa vie.

Nous tenions à remercier très chaleureusement Pastoo de nous avoir invité ainsi que toutes celles et ceux qui ont fait de cette représentation un tel chef-d’oeuvre. 

Vous qui avez questionné le public sur ses rêves, voici le nôtre… Vivre et revivre aussi longtemps que possible des moments comme celui-ci. 

© Jeremie Piasecki

Nous ne pouvons que vous conseiller d’aller voir ces artistes, sans quoi vous ne pourrez pas réellement comprendre ce qui se passait dans ce palais des miroirs. Nous n’en avons transmis là qu’une infime idée. Une expérience telle que celle-ci se découvre, elle ne se lit pas !

Toutes les informations sur leurs prochaines dates se trouvent ici.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *