0 00 4 min 5 mois 173

Vous l’aurez sans doute déjà compris mais LaSemo est un festival hors du commun. Ce qui le différencie surtout? Son aspect engagé.

Partout dans le parc d’Enghien, on pense au monde de demain. On l’imagine, on en discute, on le construit. Nous vous parlerons aujourd’hui des espaces vers lesquels convergent toutes les valeurs d’une société plus humaine, durable et responsable.

© Jérémie Piasecki

D’un côté, la Diver’Cité et ses associations, trop nombreuses pour toutes être citées. Vous connaissez sans doute déjà l’AVIQ, Natagora, Handicap International ou encore le Service Citoyen. Laissez-nous donc mettre en valeur celles qui, plus petites mais tout aussi importantes, ont attiré notre attention:

  • Asbl Crible : déconstruit les stéréotypes des genres.
  • Bruzelle : se bat contre la précarité menstruelle et a mis disposition des festivalières des protections hygiéniques gratuites.
  • APEDAF : qui informe et soutient les parents et proches de personnes sourdes ou malentendantes
  • EQLA : accompagne et soutient les personnes aveugles ou malvoyantes.
  • The Shifters : qui œuvre pour la décarbonation de l’économie et contribue à la sortie des énergies fossiles.
© Jérémie Piasecki

De l’autre côté, la Librairie – Papoterie qui creuse le questionnement plus en profondeur à l’aide de conférences toutes plus intéressantes les unes que les autres. Hélas, vos bourlingueurs avaient beaucoup de choses à voir et à faire, nous n’avons donc assisté qu’à deux d’entre elles.

Le samedi à « Bienvenue en Autistan » de JOSEF SCHOVANEC, docteur en philosophie et sciences sociales. Si sa présentation, « une ballade au pays des gens bizarres » (comme il le dit lui-même), était était légère et imagée, elle n’enlevait rien au poids et au sérieux de son sujet. Il déstructure la notion d’intelligence unique, selon lui « chaque personne a des capacités uniques et la société à besoin de tous les profils ». Il redéfinit également la notion de handicap, non par rapport à une déficience mentale ou physique mais selon une dépendance à autrui liée à l’environnement direct. Une personne n’est jamais inadaptée à la société mais l’inverse. Un moment très enrichissant qui lève le voile à travers lequel on peinait à voir l’autre pour ce qu’il est vraiment.

© Jérémie Piasecki

Le dimanche à  » La révolution de l’imagination » de ROB HOPKINS, militant écologiste et initiateur du mouvement international des villes en transition. Il aborde sa thématique en trois temps. D’abord, en soulignant les changements qui sont survenus dans nos modes de vie ces dix dernières années seulement. Ensuite, il invite ses interlocuteurs à discuter et se projeter de dix ans dans le futur en imaginant, non pas une utopie ou une dystopie mais, ce que le monde pourrait être si on faisait tout ce qui était possible pour le changer. Enfin, il entre dans le vif du sujet en expliquant que l’imagination collective est en chute, depuis la seconde moitié des années 90, et qu’il est extrêmement complexe de pouvoir créer quelque chose sans le conceptualiser au préalable, notre avenir compris. Il développe alors ce qu’il nous faut mettre en place pour imaginer à nouveau.

Nous vous l’avions dit, LaSemo ce n’est pas juste de la musique, juste un joli cadre ou juste un festival. C’est aussi un moment où on ouvre les yeux sur une réalité bien loin de notre train-train quotidien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *