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Bienvenue dans l’Antre-Ligne, caverne littéraire où il est toujours bon de venir se perdre avant de se retrouver. Si vous aimez divaguer au fil des mots, vous échapper l’espace de quelques heures et vous laisser bercer par le doux mouvement des pages qui se tournent : vous êtes au bon endroit. Mais, apprêtez-vous à ne pas repartir les mains et leur coeur vides. De petites pépites en trésors, laissez-moi vous présenter vos prochains univers de papier favoris.

Aujourd’hui, voici « Les Naufragés du Temps«  de Lidia Spolaor.

Un simple coup d’oeil sur la première de couverture, mélange de brume et de mystère dans un rendu assez flou, et nous voilà immergés dans l’intrigue. Ambiance confirmée par le résumé qui soulève, d’ors et déjà, bon nombre de question. Quels fantômes allons-nous rencontrer ? Ceux du passé d’Allie ou ceux qui se cachent en elle-même? Ma curiosité est piquée, l’enquête est ouverte.

Je n’ai pas atteint le premier chapitre que je craque complètement. Un livre dédié à ses lecteurs… Mon point faible !

Les premières pages nous peignent le portrait d’Allie : effacée et détachée de sa réalité. Elle évolue dans un monde teinté de gris et ne s’en échappe qu’à de rares occasions. Son quotidien est maussade et tous ses espoirs ne semblent être destinés qu’à la déception. Sa relation avec Carl, son fiancé, n’évolue plus et s’étiole. Même un vieillard promenant son caddie semble plus intéressant aux yeux de la jeune femme que sa propre vie devenue insipide et vide de sens. C’était sans compter sur une petite ville qui ne se révèle qu’aux yeux de ceux qui n’ont plus aucun refuge : Espérance.

Mon avis ?

C’est une très belle découverte qui brille par sa simplicité. Lidia Spolaor et sa plume nous offrent un très agréable équilibre entre réflexion et détente. Son style nous permet vraiment de chercher à savoir où l’histoire va nous mener tout en profitant du voyage. De ses dialogues profonds aux petits détails qui passent inaperçus, tout à un sens et on le découvre en finesse.

Une citation pour mieux comprendre?

« Le sommeil est pour moi ce que la liberté sera toujours pour les hommes. Un merveilleux mirage. »

Un extrait pour succomber ?

« Pourtant, tout était sur le point de basculer. J’avais toujours pensé qu’un changement se manifestait, au préalable. Un signe, une intuition, une nature qui s’harmonisait aux mécanismes du destin. Je me trompais. Le monde s’indiffère à l’humain, rien ne le détourne de son dessein. »

Éditions Poussière de Lune

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